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    <tagline mode="escaped" type="text/html">Weblog des Goethe-Institut Montréal</tagline>
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        <author>
            <name>Eric Berthiaume</name>
                    </author>
    
        <issued>2013-05-28T12:00:57Z</issued>
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        <title mode="escaped" type="text/html">Je me souviens de... MUTEK (2013) et de ses artistes allemands</title>
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                <!-- s9ymdb:297 --><img class="serendipity_image_left" width="307" height="460"  src="http://blog.goethe.de/ueberblog/uploads/Premierefois.jpg" title="MUTEK 2013" alt="MUTEK 2013" />La première fois ? Il est vrai qu'on ne l'oublie pas. On réfère ici à MUTEK, natürlich ! Le 23 mai 2000, donc, MUTEK surgissait : une première édition née de la branche média du Festival de films et nouveau média (FCMM). Tenu au complexe Ex-Centris ainsi qu’aux Laika et Café Campus (!), MUTEK avait alors attiré environ 2 000 personnes avec son programme à forte présence allemande : PANACEA, l'une des grandes figures du style hardcore-drum'n bass, les artistes conceptuels de Berlin réunis sous la bannière de RASTER-NOTON pour une performance live (Komet / Noto / Byetone / CoH / Signal), BRINKMANN et TRIPLE R, deux artistes du son minimal de Cologne ainsi que l’atmosphérique STEFAN BETKE, alias Pole, le producteur derrière l'étiquette devenue aujourd'hui incontournable ~Scape.  Quelle première fois !<br />
<br clear=all /><br /><br />
Tout comme cette première aventure musicale, la 14e édition qui débute ce mercredi est riche d'artistes allemands. En fait, cette édition avec son programme imposant est une des plus fortes. On (re)découvrira plusieurs artistes dont le couple d’amoureux au son minimal techno Saschienne, Michael Mayer de la puissante étiquette de Cologne « Kompakt » qui a droit cette année aux honneurs de MUTEK en raison de leur 20e anniversaire, le jeune virtuose Nils Frahms, le duo deep house Âme, le technoromantique Efdemin, le trio à la fois classique et électronique Brandt Bauer Frick, le pionnier du son dub minimal Moritz von Oswald en compagnie de Juan Atkins ainsi que l’éclectique DeWalta (qui par ailleurs avait performé lors des célébrations de notre 50e anniversaire l'an dernier). <br />
<br />
<iframe width="560" height="315" src="http://www.youtube.com/embed/QDYL1TrBJmM" frameborder="0" allowfullscreen></iframe><br />
<br />
A cette heureuse diversité, s’ajoute un volet instrumental/électronique d'une tonifiante vivacité : le duo Bugge Wesseltoft &amp; Henrik Schwarz, vigoureux agencement entre un pianiste norvégien et un maître allemand du beat deep house improvisé, le collectif multi-instrumental « Dictatophone » présentera une rare performance avec le trio Döring (clarinette/sax), Stolze (violon) et Doerell (électronique) et, enfin, la grande finale avec Pantha du Prince &amp; the Bell Laboratory, une alliance grandiose entre l’hivernal microhouse allemand et les sons mystérieux voire presque religieux du collectif norvégien qui résonnera dans la Maison symphonique de Montréal. <br />
<br />
On ne saurait passer sous silence le bel hommage consacré au compositeur allemand Ernstalbrecht Stiebler, grand "explorateur" du minimalisme, organisé par le CTM Festival (Berlin) en collaboration avec le Centre-PHI. Lors de la soirée <a href="http://phi-centre.com/fr/evenements/id/mutekminimal" target=blank>"MINIMAL ≠ MINIMAL"</a>, on pourra entendre une sélection de ses œuvres au piano rarement jouées et exécutées par le maître lui-même, accompagné de la Polonaise Agnieszka Dziubak au violoncelle et du Quatuor Bozzini. Un fascinant programme dans lequel l'espace et le temps de la musique s'analysent, se jouent et s'entrelacent; ou comme le souligne si bien Stiebler :<br />
<br />
"Quand la musique nous laisse assez de temps — car le temps nous est essentiel afin d’écouter “dans le temps” —, c’est là, et seulement là que l’on arrive à appréhender la grandeur, la profondeur, et les diverses couleurs d’un espace sonore; un espace sonore qui s’étend aussi loin que le permet l’espace intérieur, comme l’écrivait Franz Kafka, niché au sein de chaque individu : l’espace intérieur qui est irrévocablement relié à l’espace extérieur, et qui s’ouvre à travers la musique." <br />
<br />
Bref, quelle 14e fois ! Sans le moindre doute, on peut déjà affirmer que cette édition de MUTEK laissera une trace toute aussi indélébile que la première.<br />
<br />
<iframe src="http://player.vimeo.com/video/55307494" width="565" height="317" frameborder="0" webkitAllowFullScreen mozallowfullscreen allowFullScreen></iframe> <p><a href="http://vimeo.com/55307494">Pantha du Prince &amp; the Bell Laboratory "Spectral Split" (Official Music Video)</a> from <a href="http://vimeo.com/sandratrostel">Sandra Trostel</a> on <a href="http://vimeo.com">Vimeo</a>.</p><br />
Plus d’info ici :<br />
<a href="http://www.goethe.de/ins/ca/mon/ver/fr11042092v.htm" target=blank>Artistes allemands à MUTEK 2013</a> 
            </div>
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        <author>
            <name>Eric Berthiaume</name>
                    </author>
    
        <issued>2013-04-18T13:39:00Z</issued>
        <created>2013-04-18T13:39:00Z</created>
        <modified>2013-04-23T11:33:38Z</modified>
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        <title mode="escaped" type="text/html">L’Allemagne en pantoufles. Le Feierabend et le Nichtstun allemands</title>
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                <!-- s9ymdb:292 --><img class="serendipity_image_left" width="250" height="223"  src="http://blog.goethe.de/ueberblog/uploads/Puschen_250px.jpg" title="Puschendeutschland ou l’Allemagne en pantoufles. ©Seemebia" alt="Puschendeutschland ou l’Allemagne en pantoufles ©Seemebia"/> <strong><em>Jetzt ist aber Feierabend!</em> Expression consacrée en Allemagne qui marque la fin de la journée de travail, elle réunit dans une étymologie particulière les mots « cérémonie » et « soirée ». L’équivalent français « c’est terminé pour aujourd’hui » ne rend pas tout à fait l’élément festif inclus dans l’expression germanique : cette réjouissance liée à la fin du labeur et, surtout, à l’avènement d’une soirée détendue et libre d’obligations; pour peu que l’on respecte l’esprit du Feierabend et qu'on porte ses <em>Puschen.</em> </strong><br />
<br />
Les Allemands ont une relation particulière, voire contradictoire avec leurs « Puschen », leurs pantoufles. On exprime par « in die Puschen kommen » (invitation à enfiler ses pantoufles) un appel à s’activer ou à se dépêcher pour terminer quelque chose. À l’inverse, « nicht aus den Puschen kommen » signifie littéralement ne plus pouvoir retirer ses pantoufles tellement l’état de relaxation et d’inactivité est savoureux. Un état que de plus en plus d’Allemands cherchent à atteindre lors du <em>Feierabend</em>.<br />
<br />
Dans son article « <a href="http://www.zeit.de/2013/04/Feierabend-Industrie-Puschendeutschland" target=blank>Puschendeutschland</a> » (l’Allemagne en pantoufles) paru dans l'hebdomadaire Die Zeit, Anne Kunze parle littéralement d’une « déséconomisation de la fin de journée » (Deökonomisierung des Feierabends). Terminé cette habitude de ne plus séparer le temps libre de celui du travail ! Une fois à la maison, exit le boulot, l’économie productive et vivement le « nicht aus den Puschen kommen ». Enfin, plus facile à dire qu’à faire. Dans notre culture contemporaine, où la définition de soi est attachée à la réalisation professionnelle, difficile de s’arrêter réellement : sans texto, sans « to-do list », ni courriels ni Facebook pour simplement s’adonner à des loisirs, sans rien chercher à « accomplir » <em>per se</em>. Mission impossible ?<br />
<br />
<em><strong>Nichtstun</strong></em><br />
Pas pour les Allemands (du moins, certains d’entre-eux). Pour l’année 2012, un sondage de la Fondation des études futures (Stiftung der Zukunftsfragen), spécialisée dans l’analyse des activités des Allemands, indique que 48% des répondants pratiquent au moins une fois par semaine le « paresser/ne rien faire » (Faulenzen/Nichtstun); en 2007, ils étaient 39%. Également, « se perdre dans ses pensées » (seinen Gedanken nachgehen) apparaît pour la première fois dans le top 10 des activités favorites. <br />
<br />
<iframe width="560" height="420" src="http://www.youtube.com/embed/9qUtWteHPUI?rel=0" frameborder="0" allowfullscreen></iframe><br />
<br />
En Allemagne, on n’hésite pas à parler d’un changement de mentalité. L’Allemand se consacre de plus en plus à la détente, c’est-à-dire qu’une grande partie de ses temps libres ne sont plus consacrés à l’expression de soi par l’entremise d’activités dynamiques. C’est d’ailleurs l’industrie de la relaxation (Feierabendindustrie) qui en tire profit. Massage, bain flottants et tutti quanti relaxants volent le marché aux autres sphères d’activités « excitantes » pour environ 80 milliards d’Euro (105 MM$) annuellement.<br />
<br />
Pour le journaliste scientifique Ulrich Schnabel, auteur du best-seller <em>Muße: Vom Glück des Nichtstuns</em> (Tout à loisir : le bonheur de ne rien faire), le cerveau nécessite ces relaxations cognitives, ces moments de loisir qui, précise-t-il dans une entrevue au journal <a href="http://www.taz.de/!64273/" target=blank>taz</a>, « détiennent une valeur en soi et qui ne dépendent pas de la logique d’utilisation moderne (Verwertungslogik) ». D’ailleurs, c’est la créativité de tous et chacun qui en bénéficie le plus. À ce sujet, les études sont catégoriques : plus le cerveau est « libre » et récompensé avec des moments de détente, plus il est créatif. Newton n’a-t-il pas découvert la théorie de la gravitation assis sous un arbre, à ne rien faire sauf à laisser ses pensées vagabonder ? <br />
<br />
Le philosophe allemand Peter Sloterdijk mentionne dans <em>Eurotaoismus. Zur Kritik der politischen Kinetik</em> (La mobilisation infinie), une critique du concept de l’activité et de la mobilisation en Occident : « Celui qui connaît la signification du repos, celui-là seul possède un critère de la bonne mobilité. » La bonne vie : d’abord une question de mobilité et de repos. Ainsi, apprendre à bien se mouvoir, c’est d’abord commencer par connaître la signification de la détente et reconnaître la valeur de l’expression de soi par delà le travail;  fidèle en cela à l’esprit du Feierabend. Alors « vite », à vos pantoufles !<br />
<br />
Davantage sur le sujet : <br />
-Tim Kreider appelle le « <a href="http://opinionator.blogs.nytimes.com/2012/06/30/the-busy-trap" target=blank>busy trap</a>», le trou de l’occupation sans arrêt (en anglais). <br />
-Vidéo sur l'auteur de <em>Muße: Vom Glück des Nichtstuns</em> de Ulrich Schnabel (en allemand)<br />
<br />
<iframe width="560" height="315" src="http://www.youtube.com/embed/6oMPfw7XT3w?rel=0" frameborder="0" allowfullscreen></iframe> 
            </div>
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        <link href="http://blog.goethe.de/ueberblog/index.php?/archives/161-Merci-Monsieur-.-Rencontre-de-3e-type-avec-Maurice-G.-Dantec.html" rel="alternate" title="« Merci Monsieur… ». Rencontre de 3e type avec Maurice G. Dantec" type="text/html" />
        <author>
            <name>Eric Berthiaume</name>
                    </author>
    
        <issued>2013-03-27T14:20:43Z</issued>
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        <modified>2013-04-18T14:32:53Z</modified>
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        <title mode="escaped" type="text/html">« Merci Monsieur… ». Rencontre de 3e type avec Maurice G. Dantec</title>
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                <!-- s9ymdb:293 --><img class="serendipity_image_left" width="560" height="250"  src="http://blog.goethe.de/ueberblog/uploads/Dantec_2.JPG" title="Maurice G. Dantec et son double" alt="Maurice G. Dantec et son double" /><br />
« La lumière s’est intensifiée dans les yeux de mon double digital. » <br />
Les racines du mal, Gallimard, 1995<br />
<br />
Hier soir; pit-stop rapide à l’épicerie la plus abordable de la rue St-Laurent. J’ouvre la porte d’un grand coup et au même moment retenti une voix à peine audible : « Monsieur… ». Brusquement, encore énervé de cet espresso trop fort, je me retourne, circonscris l’homme, ses signes et comprends que mon gant est tombé par terre. Alors que je me précipite pour le ramasser en verbalisant un bref remerciement sonore, je réalise, avec quelques secondes de décalage cognitif, que ce visage est nul autre que celui de l’écrivain Maurice G. Dantec, cyberpunk, icône de la littérature de science-fiction et essayiste polémique. <br />
<br />
Je me redresse et m’exclame, souriant et insistant: « Merci monsieur… <em>Dantec</em>. » À la fois surpris et maîtrisé, il ne sait quoi répondre tout comme moi je ne sais quoi rajouter. Il lance mi-sourire, un poli et faible « Ah! Bonjour à vous ». Doux comme un oiseau, sans ses célèbres lunettes noires, coiffé d’une tuque, vêtu d’un manteau et pantalons simples et amples, il m’est apparu comme un gentil monsieur avec cette voix tremblante propre aux vieux, devenus incertains devant les jeunes; un homme tranquille durant une balade de fin journée. On se regarde brièvement. Pressé, je le laisse filer pendant que je retourne à mon épicerie.<br />
<br />
Un tout autre homme, ce Dantec d’aujourd’hui. Rien à voir avec celui croisé par hasard à la Bouquinerie du Plateau il y a longtemps et, quelques années plus tard, abordé sur la rue Mont-Royal. Lors de cette rencontre, arrêté dans son élan, il avait reculé d’un pas avant de me demander un qui-êtes-vous sec et direct. Méfiant et bien caché derrière ses verres fumés, Dantec m’apparut avec son perfecto noir et ses jeans noires comme un personnage de ses romans : grand maigre, à haute intensité palpable, halluciné d’une sociopolitique singulière, chirurgical, presque possédé comme le dernier homme Andreas Schaltzmann de son <em>Les racines du mal</em>. <br />
<br />
<!-- s9ymdb:290 --><img class="serendipity_image_left" width="275" height="440"  src="http://blog.goethe.de/ueberblog/uploads/Dantec_livre_260px.jpg" title="Autographe de Maurice G. Dantec" alt="Autographe de Maurice G. Dantec" />Une fois rassuré, il me raconta à haut débit, postillonnant d’intensité, des histoires de rencontres qui avaient mal tourné et celles de mosquées cachées à Montréal. C’était l’époque de <em>Villa Vortex</em>, le dernier livre que je l’ai lu de lui. « Il faut lire Nietzsche au complet; personne ne l’a lu au complet », avait-il précisé entre deux rapides analyses philosophico-politiques.<br />
<br />
Je regarde son site web et visiblement ce n’est pas le même personnage, à un point tel que je doute de ma rencontre d’hier. Mon intuition me rassure cependant : c’est bien lui, mais l’homme à mi-chemin entre ses personnages imaginés, celui derrière l’écrivain et son image d’écrivain. Son regard me revient: entre quiétude et fulgurance, celui endommagé par l’usure de tant d’écriture, de tous ces isolements nécessaires, de disputes, d’excès, de ces délires métaphysiques et universels, de science et de fiction. Un regard pareil, peut-être, à celui du dernier Nietzsche, illuminé de la découverte de l’éternel retour, calmé par son énigme et sensible à tous ces devenirs philosophiques; ce regard avant qu’il aperçoive à Turin ce cheval battu, fonde en larme et se perde dans une folie sans fin. Un regard de 3e type. <br />
<br />
<a href="http://www.mauricegdantec.com/" target=blank>Maurice G. Dantec - Transfxion</a> 
            </div>
        </content>

        
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        <link href="http://blog.goethe.de/ueberblog/index.php?/archives/159-tes-vous-satisfait,-Herr-Liebing-Interview-avec-Chris-Liebing-Sind-Sie-zufrieden,-Herr-Liebing-Interview-mit-Chris-Liebing-beim-Igloofest-2013.html" rel="alternate" title="«Êtes-vous satisfait, Herr Liebing?» Interview avec Chris Liebing / „Sind Sie zufrieden, Herr Liebing?“? Interview mit Chris Liebing beim Igloofest 2013" type="text/html" />
        <author>
            <name>Eric Berthiaume</name>
                    </author>
    
        <issued>2013-02-08T10:55:24Z</issued>
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        <modified>2013-02-19T11:12:09Z</modified>
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        <title mode="escaped" type="text/html">«Êtes-vous satisfait, Herr Liebing?» Interview avec Chris Liebing / „Sind Sie zufrieden, Herr Liebing?“? Interview mit Chris Liebing beim Igloofest 2013</title>
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                <!-- s9ymdb:287 --><img class="serendipity_image_left" width="570" height="197"  src="http://blog.goethe.de/ueberblog/uploads/Chris-Liebing-Header_1.jpg" title="Chris Liebing Igloofest 2013" alt="Chris Liebing Igloofest 2013" /> <strong>(Die deutsche Version folgt unten) </strong><br />
Une tradition, c’est une tradition.  Pour notre plus grande joie, la dernière soirée d’<a href="http://igloofest.ca/fr/events/2013/05#d09" target=blank>Igloofest</a> est consacrée à la musique techno. Bien entendu, qui pense musique techno pense aussitôt à l’Al… (devinez le reste!). La grande finale de l'édition passée s’est avérée magistrale avec la performance démente du duo berlinois Ben Klock et Marcel Dettmann; cette année le sera tout autant avec au menu les 5 étoiles de Tommy Four Seven et surtout de la légende <strong>Chris Liebing</strong>. Tout simplement : «Achtung !»<br />
<br />
Parler de Chris Liebing, c’est évoquer un acteur-clé de l’évolution du techno depuis ses débuts dans les années 90 : vingt ans derrière les masques de producteur, DJ et directeur d’étiquettes, dont l’incontournable <a href="http://www.clr.net/" target=blank>CLR</a>, à explorer les différentes âmes, vitesses et sonorités de ce genre musical auquel son nom est immanquablement associé en Allemagne. Son album <em>Evolution</em> publié en 2003 témoigne de cette fulgurance sonore qui anime toujours cet infatigable musicien de Francfort : une sensibilité féroce, hypnotique, quasi métallique. Aux abonnés de son populaire podcast pour qui le « It’s Monday… » inaugural sonne à leurs oreilles comme la clochette au chien de Pavlov, le moment est venu de ressentir son orchestration toute puissante lors d’une performance qui nous rappellera pourquoi le techno doit faire partie de notre vie (!). Entrevue Q/R avec un monstre sacré au sujet de l'évolution du techno, sa « manie » du remix, son profil Facebook et de la quête impossible de la satisfaction.<br />
<br />
<em>Igloofest à Montréal signifie performer dehors à -20°C devant des milliers de personnes en habit de ski. Avez-vous hâte ? </em><br />
<br />
Bien sûr! Il faut dire que je suis un passionné de ski alors les habits de ski, ça me connaît! Ma valise contient déjà de longs sous-vêtements ainsi que mes bottes. J’ai déjà performé en hiver lors de festivals dans les Alpes, mais à Montréal il y a quand même plusieurs degrés en moins... Je m’en réjouis ainsi que mes collègues!<br />
<br />
<em>Vous baignez dans le monde de la musique techno depuis plus de vingt ans. Comment a évolué votre relation avec cette scène musicale et ce son particuliers ?</em><br />
<br />
Ce qui est bien avec le techno et que j’ai remarqué depuis le tout début consiste à se trouver constamment en évolution. On n’est jamais vraiment satisfait et content pour longtemps avec ce que l’on produit, ce que l’on joue, comment on le joue et de ce que la musique même à offrir. On travaille de manière permanente à améliorer nos productions et notre DJ-ing. Cela procure beaucoup de plaisir! Le techno a d'ailleurs un énorme potentiel caché, voire aucune limite à ce que l’on peut créer en terme d’effets, d’échantillonnages (<em>samplings</em>) et de boucles (<em>loops</em>). Cette évolution ne cessera pas! Aussi longtemps que j’éprouverai du plaisir –et cela fait 20 ans que j’en ai-, aussi longtemps j’espère que les auditeurs en éprouveront. <br />
<br />
<iframe width="550" height="125" src="//www.mixcloud.com/widget/iframe/?feed=http%3A%2F%2Fwww.mixcloud.com%2Flivesetsdjmixes%2Fchris-liebing-clr-podcast-188-01-10-2012%2F&embed_uuid=11d02490-4085-4e95-9b66-0cbac54d51c6&stylecolor=&embed_type=widget_standard" frameborder="0"></iframe><div style="clear:both; height:3px; width:542px;"></div><p style="display:block; font-size:12px; font-family:Helvetica, Arial, sans-serif; margin:0; padding: 3px 4px; color:#02a0c7; width:542px;"><a href="http://www.mixcloud.com/livesetsdjmixes/chris-liebing-clr-podcast-188-01-10-2012/?utm_source=widget&amp;utm_medium=web&amp;utm_campaign=base_links&amp;utm_term=resource_link" target="_blank" style="color:#02a0c7; font-weight:bold;">Chris Liebing - CLR Podcast 188 - 01-10-2012</a><span> by </span><a href="http://www.mixcloud.com/livesetsdjmixes/?utm_source=widget&amp;utm_medium=web&amp;utm_campaign=base_links&amp;utm_term=profile_link" target="_blank" style="color:#02a0c7; font-weight:bold;">Mixing.Dj Livesets</a><span> on </span><a href="http://www.mixcloud.com/?utm_source=widget&utm_medium=web&utm_campaign=base_links&utm_term=homepage_link" target="_blank" style="color:#02a0c7; font-weight:bold;"> Mixcloud</a></p><div style="clear:both; height:3px;"></div><br />
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<em>Vos performances sont l’occasion pour vous d’une véritable orchestration avec de nombreux équipements techniques sophistiqués. Quelle importance accordez-vous au progrès technologique réalisé dans le domaine de la musique électronique ?</em><br />
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Comme je disais, l’évolution en musique électronique occupe une très grande importance. Ce progrès permet de traduire dans la réalité ce que l’on veut exprimer en termes de son et d’atmosphère. Il y a quinze ans, ce qui était impossible à créer avec de simples tables tournantes et un seul mixer, l’est aujourd’hui grâce aux systèmes assistés par ordinateur. Avec la musique électronique, l’évolution technologique et la prestation musicale vont de pair avec l’évolution des ordinateurs. Cela produit des développements surprenants et auxquels on aurait jamais pensés, par exemple l’utilisation de Touchpad ou de Ipad. C’est très stimulant!<br />
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<em>Vous avez déjà dit que les producteurs vous détestent parce que vous ne pouvez pas vous empêcher de modifier leur morceau lorsque vous les insérez dans vos sets. Pourquoi cette « manie » chez vous ?</em><br />
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En fait, je ne suis pas certain qu’ils me trouvent insupportable. Je peux seulement m’imaginer qu’un producteur souffrirait d’entendre dans un club son morceau remixé radicalement lors de ma performance, alors qu’il l’a ajusté de la façon dont il aimerait qu’il sonne et soit entendu. C’est ce que je m’imagine, du moins s’il était un vrai puriste. Cette « manie » provient de mon impression à pouvoir soutirer davantage d’un morceau. Je tends à réinterpréter tous les morceaux, à placer l’accent là où je crois qu’il devrait être et à les remanier de façon à engendrer l’atmosphère recherchée. Ce n’est pas la faute au producteur, qui a fait ce dont il avait envie ! La beauté avec la musique électronique réside dans cette possibilité qu’elle m’offre de laisser les choses comme elles sont ou de les arranger à ma manière. C'est constant chez moi même lorsque je performe, j’essaie de mettre de l'avant cette « manie » de vouloir tout perfectionner.<br />
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<em>Lors des 10 ans de l’étiquette CLR, vous avez changé son nom « Chris Liebing Records » pour « Create Learn Realize », effaçant du coup votre nom ou votre égo, comme vous avez mentionné. Pourquoi était-ce important de vous « effacer » ainsi ?</em><br />
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Je ne pense pas que l’on puisse effacer complètement son égo. On doit simplement apprendre à vivre avec et le discipliner – si on réussit ça, on aura gagné beaucoup! Le retrait de mon nom de l’étiquette tient au fait que je désirais publier d’autres musiciens et leur témoigner un certain respect. Je ne tenais pas à ce que leur travail contribue également à la publicité de mon nom ! Maintenant, tout apparaît plus neutre et plus juste.  <br />
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<iframe width="570" height="321" src="http://www.youtube.com/embed/Id9JFIx5P60" frameborder="0" allowfullscreen></iframe><br />
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<em>Votre profil Facebook mentionne : <em>« Since then he (Chris Liebing) has never stopped working on his dj and production setup’s and has finally reached a point of complete satisfaction with his technical and artistic possibilities. »</em>  Rendu à ce niveau de satisfaction, comment envisagez-vous l’avenir ? </em><br />
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C’est ce qu’on trouve sur mon profil Facebook… Ça, c’est intéressant! <img src="http://blog.goethe.de/ueberblog/templates/default/img/emoticons/smile.png" alt=":-)" style="display: inline; vertical-align: bottom;" class="emoticon" /> Il me faut le regarder plus attentivement et redéfinir ce passage! Je dois avouer, ainsi que je l’ai mentionné, que ce stade de satisfaction totale ne dure pas longtemps. Ce qu’on a atteint, on veut le transformer assez rapidement. Bien entendu, on est souvent content du travail réalisé; mais ce contentement disparaît assez vite et de cette disparaition naît l’ambition de s’améliorer constamment. Une telle satisfaction éliminerait en quelque sorte cette ambition et je ne veux pas ça – en fait, personne ne souhaite ça! <br />
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<em>Vous avec publié une tonne de remix dont dernièrement les excellents « Lie Down In Darkness » de Moby et « Man Made Machine » de Motor. Quelle place occupe ce travail par rapport à vos créations?</em><br />
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Tout d’abord, merci! En ce qui concerne mes remix, je dois admettre que ne je suis comblé qu’avec seulement quelques-uns d’entre eux. Lesquels? Je devrais y réfléchir longuement. Lorsque j’entends un morceau, l’idée d’un remix me vient assez facilement. Si le produit final détonne souvent de l’idée originale est une autre question. Une fois qu’un remix est terminé, j’en suis content sinon je n’arrêterais jamais d’y travailler! Toutefois, un mois plus tard, je me dis que j’aurais pu faire ceci ou cela autrement et je pense sans cesse que j’aurais pu mieux le réaliser. J'ai donc encore des choses à apprendre avant de dire que remixer à une grande importance pour moi.<br />
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<em>Le philosophe allemand Nietzsche a écrit: « Sans la musique, la vie serait une erreur. » Qu’en dites-vous?</em><br />
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Cet aimable Nietzsche a écrit beaucoup, mais beaucoup de bonnes choses dans sa vie et j'oserais croire qu'il a ici encore raison. La musique réunit les hommes à un tout autre niveau, inatteignable par d'autres moyens, parce qu'elle génère des sentiments partagés et cultive justement un haut degré d'unité et d'appartenance. Si nous étions dépourvus de tout cela, je crois que nous ne serions même plus en vie!<br />
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<!-- s9ymdb:288 --><img class="serendipity_image_left" width="560" height="373"  src="http://blog.goethe.de/ueberblog/uploads/560px_Francois_Rousseau_IF_0287.jpg" title="Chris Liebing IGLOOFEST 2013 Photo: Francois Rousseau" alt="Chris Liebing IGLOOFEST 2013 Photo: Francois Rousseau" /><br />
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<strong>„Sind Sie zufrieden, Herr Liebing?“? Interview mit Chris Liebing beim Igloofest 2013</strong><br />
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Tradition ist eben Tradition. Zu unserer großen Freude ist der letzte Abend des Igloofestes der Technomusik gewidmet. Wer an Technomusik denkt, denkt selbstverständlich sofort auch an Deu…. (den Rest müsst ihr erraten). Nachdem sich mit der abgedrehten Performance des Berliner Duos Ben Klock und Marcel Dettmann das große Finale der vergangenen Ausgabe als absolut meisterhaft erwiesen hat, wird es das dieses Jahr mit dem Besten von Tommy Four Seven und vor allen Dingen vom legendären <strong>Chris Liebing</strong> ebenfalls sein. Ganz einfach: „Achtung!“<br />
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Wenn man von Chris Liebing spricht, spricht man von einer der Schlüsselfiguren der Entwicklung des Techno in seinen jüngsten Anfängen in den neunziger Jahren: zwanzig Jahren als Produzent, DJ und Labelchef – u.a. vom unumgänglichen <a href="http://www.clr.net/" target=blank><strong>Label CLR</strong></a>– um die verschiedenen Seelen, Geschwindigkeiten und Klänge jener Musikrichtung zu erkunden, an der sein Name in Deutschland unausbleiblich haftet. Sein Album „Evolution“ von 2003 zeugt von diesen klanglichen Geistesblitzen, die den unermüdlichen Frankfurter Musiker immer wieder antreiben: ein mitreißendes hypnotisches, quasi metallenes Empfinden. Für die Hörer seines beliebten Podcasts, denen das Eröffnungs-„It’s Monday…“ in den Ohren klingt wie der Glockenklang dem Pawlowschen Hund, ist der Moment gekommen, anlässlich seines Auftritts seine allgewaltige Orchestrierung zu erleben, die uns daran erinnert, warum Techno Teil unseres Lebens sein muss (!). Ein Interview mit einer Berühmtheit über die Entwicklung des Techno, seine Remix-„Manie“, sein Facebook-Profil und die unmögliche Suche nach Zufriedenheit.<br />
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<em>Sie werden am 25. Januar in Montréal auflegen, draußen, im Winter bei -20°C , wo Leute in Skianzügen tanzen. Freuen Sie sich darauf?</em><br />
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Auf jeden Fall! Ich bin selbst ein leidenschaftlicher Skifahrer, deshalb kenne ich mich mit Skianzügen aus, und habe auch schon die langen Unterhosen und die dicken Schuhe eigepackt. Es ist nicht das erste Mal, dass ich bei sehr kühlen Temperaturen open air spiele, das habe ich schon bei diversen Schnee-Festivals in den Alpen getan, aber in Montreal kommt da natürlich noch mal eine zusätzliche Schippe Minusgrade drauf. Ich bin schon sehr gespannt und wir freuen uns alle darauf.<br />
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<em>Seit mehr als 20 Jahren sind Sie in der Welt des Techno zu Hause. Wie hat sich Ihre Beziehung zu diesem Sound und seiner Szene weiterentwickelt?</em><br />
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Das ist das Schöne am Techno, und das habe ich auch schon von Anfang an gemerkt. Ich beziehe mich hier darauf, dass man sich in einer permanenten Weiterentwicklung befindet, und man irgendwie nie wirklich über einen längeren Zeitraum zufrieden und happy mit dem ist, was man selbst macht, was man spielt, wie man es spielt oder wie man die Musik quasi darbietet. Man ist permanent damit beschäftigt daran zu arbeiten wie man die Produktionen und auch das DJ-ing verbessern kann. Das macht unglaublich viel Spaß, und es steckt auch gerade beim Techno unglaublich viel Potential darin – dadurch, dass im Grunde genommen keine Grenzen existieren und sich die Musik auch prima dafür eignet mit Samples, Loops und Effekten zu arbeiten. Das kann man alles sehr schön als einzelner Künstler – also nicht notwendigerweise in einer Band, sondern als Solokünstler live umsetzen. Diese Entwicklung wird nie aufhören, und so lange ich Spaß daran habe – und ich habe schon seit 20 Jahren Spaß daran – so lange hoffe ich, dass auch die Leute die zuhören Spaß daran haben.<br />
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<iframe width="550" height="125" src="//www.mixcloud.com/widget/iframe/?feed=http%3A%2F%2Fwww.mixcloud.com%2Flivesetsdjmixes%2Fchris-liebing-clr-podcast-188-01-10-2012%2F&embed_uuid=11d02490-4085-4e95-9b66-0cbac54d51c6&stylecolor=&embed_type=widget_standard" frameborder="0"></iframe><div style="clear:both; height:3px; width:542px;"></div><p style="display:block; font-size:12px; font-family:Helvetica, Arial, sans-serif; margin:0; padding: 3px 4px; color:#02a0c7; width:542px;"><a href="http://www.mixcloud.com/livesetsdjmixes/chris-liebing-clr-podcast-188-01-10-2012/?utm_source=widget&amp;utm_medium=web&amp;utm_campaign=base_links&amp;utm_term=resource_link" target="_blank" style="color:#02a0c7; font-weight:bold;">Chris Liebing - CLR Podcast 188 - 01-10-2012</a><span> by </span><a href="http://www.mixcloud.com/livesetsdjmixes/?utm_source=widget&amp;utm_medium=web&amp;utm_campaign=base_links&amp;utm_term=profile_link" target="_blank" style="color:#02a0c7; font-weight:bold;">Mixing.Dj Livesets</a><span> on </span><a href="http://www.mixcloud.com/?utm_source=widget&utm_medium=web&utm_campaign=base_links&utm_term=homepage_link" target="_blank" style="color:#02a0c7; font-weight:bold;"> Mixcloud</a></p><div style="clear:both; height:3px;"></div><br />
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<em>Ihre Auftritte bieten Ihnen den Anlass für eine wahre Orchestrierung zahlreicher raffinierter technischer Klangwerkzeuge. Welche Bedeutung sprechen Sie dem technischen Fortschritt im Bereich der elektronischen Musik zu?</em><br />
<br />
Wie schon in meiner letzten Antwort angedeutet, hat gerade bei der elektronischen Musik die technische Entwicklung einen sehr hohen Stellenwert. Dieser Fortschritt ermöglicht es einem letztendlich das, was man eigentlich machen will, das was man an Klängen, Sounds und Atmosphären erzeugen will, tatsächlich in Echtzeit umzusetzen. Dinge, die vor fünfzehn Jahren mit Plattenspielern und einem einzelnen Mischpult noch nicht möglich waren, sind inzwischen durch auf Computern basierenden Systemen viel besser möglich. Die technische Entwicklung in Hinblick auf die elektronische Musik und die Darbietung elektronischer Musik geht Hand in Hand mit der Weiterentwicklung von Computern und Computerchips. Das führt manchmal zu überraschenden Entwicklungen und Möglichkeiten die man vorher gar nicht im Kopf hatte und die plötzlich gegeben sind – zum Beispiel Dinge wie Touchpads oder iPads, die man auf einmal zur Verfügung hat und integrieren kann. Das ist sehr spannend und die Bedeutung vom technischen Fortschritt – gerade in der elektronischen Musik – ist wirklich extrem hoch. <br />
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<em>Sie haben bereits gesagt, dass die Produzenten Sie nicht ausstehen können, weil Sie nicht davon ablassen können ihr Stück zu verändern, wenn Sie es in Ihre Sets einbringen. Warum diese „Manie“?</em><br />
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Ich bin mir eigentlich gar nicht sicher, dass die mich nicht leiden können. Ich könnte mir nur grundsätzlich vorstellen, dass jemand der ein komplettes Stück arrangiert und das gerne auch so gespielt haben würde, wenn der zufällig in einem Club landet, in dem ich spiele und dort dieses von ihm produzierte Stück gerade quasi live remixe – indem ich etwas völlig anderes daraus mache – dass dieser Produzent das einfach nur als schmerzhaft empfindet. Zumindest stelle ich mir das so vor, gerade wenn er vielleicht ein totaler Purist ist. Man kann das eventuell auch eine Manie von mir nennen, und zwar kommt sie daher, dass ich immer das Gefühl habe, dass man noch ein kleines bisschen mehr rausholen kann. Ich denke immer, dass ich in die einzelnen Stücke noch wesentlich mehr hineininterpretieren, und quasi das hervorheben kann worauf meiner Meinung nach die Betonung liegen sollte, wenn es um eine bestimmte Atmosphäre geht, die ich erzeugen will. Die Schuld gebe ich natürlich nicht dem Produzenten, der hat sein Stück so produziert wie er das will, aber das Schöne an der elektronischen Musik ist wiederum, dass sie es mir überlässt, ob ich das so stehen lassen will, oder ob ich das, was ich in diesem Track höre noch einen Tick verbessern und in meinem Sinne verstärken möchte. Das passiert mir dauernd, und beim Spielen versuche ich das dann – was tatsächlich an eine Art von Manie grenzt – permanent hervorzuholen.<br />
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<em>Anlässlich des 10-jährigen Bestehens des Labels CLR haben Sie seinen Namen in “Create Learn Realize” abgeändert, wodurch Sie Ihren Namen oder Ihr Ego gelöscht haben, wie Sie sagten. Warum war es wichtig, Sie auf diese Art und Weise „auszulöschen“ ?</em><br />
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Ich glaube mittlerweile, dass man sein Ego gar nicht auslöschen kann, man muss nur lernen damit zu leben und es quasi dazu disziplinieren, dass es sich unterordnet – dann hat man schon viel gewonnen. Was das Eliminieren des Egos im Label-Namen anging, hatte das eine besondere Bedeutung. Ich wollte auch den anderen Künstlern, die auf dem Label veröffentlichen einen gewissen Respekt zollen, und wollte niemandem auferlegen, dass die Veröffentlichung von einem seiner Musikstücke bei mir auch automatisch mit einer Promotion für meinen Namen einhergehen muss. Das fand ich nicht wirklich gerechtfertigt, deshalb wollte ich das ganze einfach auf neutralere Beine stellen. <br />
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<!-- s9ymdb:289 --><img class="serendipity_image_left" width="560" height="373"  src="http://blog.goethe.de/ueberblog/uploads/60px_IGLOOFEST2013MiguelLegault-1322.jpg" title="Chris Liebing IGLOOFEST 2013 Photo: Miguel Legault" alt="Chris Liebing IGLOOFEST 2013 Photo: Miguel Legault" /><br />
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<em>In Ihrem Facebook-Profil kann man lesen : “Since then he (Chris Liebing) has never stopped working on his dj and production setup’s and has finally reached a point of complete satisfaction with his technical and artistic possibilities.“ Wenn Sie nun auf dieser Ebene von Zufriedenheit angelangt sind, wie sehen Sie der Zukunft entgegen?</em><br />
<br />
So, das steht in meinem facebook-Profil, das ist hochinteressant zu lesen <img src="http://blog.goethe.de/ueberblog/templates/default/img/emoticons/smile.png" alt=":-)" style="display: inline; vertical-align: bottom;" class="emoticon" /> Da müsste im Nachsatz dann eigentlich stehen, dass dieser Punkt der totalen Zufriedenheit – wie ich anfangs schon erwähnt hatte – nicht lange anhält. Dann hat man vielleicht etwas erreicht, will es aber auch bald wieder weiter verändern. Von daher haben Sie mich hier auf etwas aufmerksam gemacht und mich animiert mir mein facebook-Profil noch einmal genau durchzulesen und dies eventuell noch besser zu definieren. Aber natürlich, es ist schon so, dass man daran arbeitet und irgendwann mal mit dem zufrieden ist was man hat, oder man ist auch mal mit einem Abend zufrieden, aber diese Zufriedenheit schwindet ziemlich schnell. Daraus entsteht ja auch dieser gewisse Ehrgeiz sich immer weiter zu entwickeln. Ich glaube komplette Zufriedenheit würde auch irgendwann jeglichen Drang zur Weiterentwicklung ausmerzen, und das will ich nicht, und das wollen wir ja wohl alle nicht.<br />
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<em>Sie haben jede Menge Remixe veröffentlicht, u.A. erst letztens die wunderbaren „Lie Down In Darkness“ von Moby und „Man Made Machine“ von Motor. Vor dem Hintergrund Ihrer Kreationen: welche Bedeutung sprechen Sie dieser Arbeit zu?</em><br />
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Erstmal danke für die netten Worte, aber wenn es um Zufriedenheit geht, muss ich selbst sagen, dass ich mit den wenigsten meiner Remixe wirklich zufrieden bin. Ich müsste jetzt lange nachdenken mit welchem Remix, den ich gemacht habe ich wirklich zufrieden bin. In dem Moment, in dem ich sie gemacht habe, war ich natürlich irgendwann zufrieden, sonst hätte ich sie ja nie zu einem Abschluss gebracht und abgegeben. Aber wie das mit der Zufriedenheit so ist, denke ich dann immer einen Monat später – ach, hätte ich das doch ganz anders gemacht, das kommt nicht so rüber, wie ich es wollte. Im Grunde genommen fällt es mir ziemlich leicht eine Idee für einen Remix zu haben, wenn ich etwas höre, doch die Idee wird dann natürlich während des Entstehungsprozesses geformt, und ob das Endprodukt dann auch so ist wie ich es mir ursprünglich vorgestellt hatte, ist eine andere Frage. Ich denke mir immer, dass ich es doch eigentlich viel besser hätte machen können, oder dass ich es gerne viel besser können würde. Von daher muss ich sagen, dass ich noch einiges lernen und noch viel an mir arbeiten muss, bevor ich dieser Arbeit von mir eine größere Bedeutung zusprechen würde. <br />
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<em>Wahrscheinlich kennen Sie schon das Nietzsche-Zitat „Ohne Musik wäre das Leben ein Irrtum“. Was halten Sie davon?</em>^<br />
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Der gute Friedrich Nietzsche hat viele, viele sehr gute Zitate in seinem Leben hervorgebracht, und ich würde mal behaupten, dass er auch damit Recht hatte. Musik vereint uns Menschen auf einer ganz anderen Ebene als andere Dinge es tun könnten, weil es gemeinsame Gefühle erzeugt und definitiv einen höheren Grad der Einheit und der Zusammengehörigkeit fördert. Hätten wir das nicht – würde ich fast behaupten – wären wir vielleicht auch gar nicht mehr am Leben, von daher wäre das Leben ein Irrtum. Guter Mann! <br />
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            </div>
        </content>

        
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        <author>
            <name>Eric Berthiaume</name>
                    </author>
    
        <issued>2013-01-25T08:11:30Z</issued>
        <created>2013-01-25T08:11:30Z</created>
        <modified>2013-02-05T15:28:17Z</modified>
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                <!-- s9ymdb:284 --><img class="serendipity_image_left" width="550" height="367"  src="http://blog.goethe.de/ueberblog/uploads/Sonne_550px_Pan-Pot_2012_by_Sebastian_Radlmeier_03.jpg" title="Pan Pot Tassilo Ippenberger Thomas Benedix . Photo: Sebastian_Radlmeier" alt="Pan Pot Tassilo Ippenberger Thomas Benedix . Photo: Sebastian_Radlmeier" /> <br />
<strong>(Die deutsche Version folgt unten)</strong><br />
Radieux et débordant d’une énergie contagieuse, le duo de Berlin <strong>Pan-Pot</strong> composé de Tassilo Ippenberger et Thomas Benedix saura immanquablement conduire la foule d’<a href="http://igloofest.ca/fr/events/2013/03#d25" target=blank>Igloofest</a> vers une (autre) transe heureuse ce vendredi. Les deux hommes se sont rencontrés jadis à l’école de son SAE Institut de Berlin et leur passion commune pour la musique techno a tôt fait de les réunir. Depuis, ils sont devenus l’exemple même d’une collaboration fructueuse comme le démontre leur album Pan-O-rama (2007), un classique inspiré du techno minimal, leur nombreux EP et multiples remix. On décrit souvent Tassilo comme le membre plus anarchique du duo alors que Thomas serait le plus affairé. Quoiqu’il en soit, leurs mélanges savamment calculés de house joyeux inspiré par un techno plus stricte ont établi leur nom et ils comptent aujourd’hui parmi les DJs allemands les plus convoités. Questions/réponses au sujet de leur collaboration, de leur dernier EP « White Fiction » et du documentaire « Pan-Pot. Back to Back », tous deux parus récemment. Équilibre entre rire, plaisir et (beaucoup de) travail.<br />
<br />
<em>Anja Schneider de Mobilee Records a déjà dit que la chimie entre vous explique votre succès. Qu’en pensez-vous?</em><br />
<br />
Tassilo: Cette chimie entre nous est certainement une partie de notre succès puisque nous nous complétons bien. Cela dit, nous croyons davantage au dur labeur et à la continuité qu’à la chimie. ☺<br />
<br />
<em>Comme votre nom de DJ, <em>Pan pot</em> est l’abréviation utilisée pour désigner le potentiomètre panoramique, une fonction qui permet pour une piste stéréo donnée, d'augmenter ou de diminuer l'intensité relative du signal entrant entre deux canaux de sortie (merci <a href="http://fr.wikipedia.org/wiki/Panoramique_polyphonique" target=blank>Wikipedia</a>!). Est-ce un peu comme vous, de deux musiciens émanent un morceau de musique harmonisé ?</em><br />
<br />
Thomas: Le nom Pan-Pot est parfait pour un duo de DJ et nous sommes vraiment bien "accordés" (<em>eingepegelt</em>).<br />
<br />
<em>Depuis l’album à succès « Pan-O-Rama » (2007) vous avez produit plusieurs singles, remix et EP mais aucun autre album. Est-ce quelque chose que vous aimeriez réaliser à nouveau? </em><br />
<br />
Tassilo: En 2012, nous avons produit la compilation « Back to Back Compilation » en plus de participer à notre documentaire de 60 minutes. C’est presqu’un projet d’album, du moins en terme de temps consacré. Nous sommes de nouveau assidus et tenterons dès que possible d’en publier un autre. <br />
<br />
<iframe width="100%" height="450" scrolling="no" frameborder="no" src="https://w.soundcloud.com/player/?url=http%3A%2F%2Fapi.soundcloud.com%2Fplaylists%2F1636434"></iframe><br />
<br />
<em>Dernièrement, vous avez publié le EP « White Fiction ». En terme de son et rythme, que cherchiez-vous à atteindre? </em><br />
<br />
Tassilo: Principalement, nous voulons que les gens dansent. ☺ Ce EP est une combinaison de différents genres. « White Fiction » est un morceau dance assez tech-house, plutôt minimal et sombre avec des voix qui devaient être utilisées sur d’anciens morceaux. « Mental Rush » est un morceau techno percutant avec des « hooklines » qui à la fois s’entrechoquent et s’harmonisent avant d’atteindre un sommet pour après s’effondrer ensemble.<br />
<br />
Thomas: « Kepler » est un morceau dupstep réalisé par amusement, sans être capital pour notre création. Nous le percevons davantage comme une expérimentation et le fruit de notre liberté d’artiste. C’est d’ailleurs pourquoi figure son remix par Sidney Charles qui rend le tout plus "dansable". <br />
<br />
<iframe width="550" height="309" src="http://www.youtube.com/embed/videoseries?list=PLbzoE1vlON-AoP0MjlTohjTjvUlmvTnFp" frameborder="0" allowfullscreen></iframe><br />
<br />
<em>Dans le documentaire « Pan-Pot - Back to Back » (2012) Tassilo mentionne que votre succès vous pousse à davantage de « business » en plus de la musique.  Comment vivez-vous ce mélange d’affaire et de créativité?</em><br />
<br />
Tassilo: Malheureusement, nous devons de plus en plus prendre des décisions d’affaires plutôt qu’artistiques. Nous travaillons cependant très fort pour changer cette situation. <br />
Si ce n’était que de nous, nous passerions nos journées à créer de la musique penchés sur nos synthétiseurs et nos "drum machines". Notre succès grandissant et l’intérêt du public impliquent toutefois que nous ayons de plus en plus à traiter de planification. <br />
<br />
<em>Vous avez jadis tous les deux rejoint la ville de Berlin à laquelle vous êtes aujourd’hui associée. Comment à évoluer votre relation avec cette ville? </em><br />
<br />
Thomas: Je crois que nous voulions depuis toujours partir à Berlin. Nous sommes toutefois restés très attachés aux villes d’où nous venons. Bien entendu, Berlin nous donne cette liberté artistique et une scène pour en profiter et réaliser ce que nous faisons. Je crois que la ville subit un changement extrême en ce moment, dans le sens positif du terme, et nous sommes heureux d’en faire partie et avons même le sentiment d’y contribuer en quelque sorte. C’est pourquoi je dirais : « J’ suis un Berlinois! » ☺ ("Ick bin ein Berliner")  <br />
<br />
<em>Vous jouez ce soir à Montréal, dehors à -20Celsius, devant des milliers de personnes vêtus de leur habit de ski. Avez-vous hâte?</em><br />
<br />
Tassilo : Quoi! Personne ne nous a parlé de ce -20! ☺ Mettez-nous de côté des habits de ski et surtout beaucoup de Glühwein! (ndlr: vin chaud épicé et alcoolisé servi durant Noël)<br />
<br />
Thomas : Dans tous les cas, on se réjouit d’être à Igloofest; ce nom est en soi très prometteur. Anja Schneider y a déjà joué et nous a raconté. Elle était très impressionée et nous avons été très heureux lorsque l’invitation nous est parvenue. <br />
<br />
<iframe width="100%" height="450" scrolling="no" frameborder="no" src="https://w.soundcloud.com/player/?url=http%3A%2F%2Fapi.soundcloud.com%2Fplaylists%2F3097188"></iframe><br />
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<!-- s9ymdb:285 --><img class="serendipity_image_left" width="550" height="424"  src="http://blog.goethe.de/ueberblog/uploads/550px_Pixx_PP_onfire.jpg" title="Pan-Pot Igloofest 2013 Photo:Eric Berthiaume" alt="Pan-Pot Igloofest 2013 Photo:Eric Berthiaume" /><br />
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Vor ansteckender Energie strotzend wird das Berliner Duo<strong> Pan-Pot</strong>, welches sich aus Tassilo Ippenberger und Thomas Benedix zusammensetzt, an diesem Freitag die Menge beim <a href="http://igloofest.ca/fr/events/2013/03#d25" target=blank>Igloofest</a> in eine (andere) glückselige Trance versetzen. Die zwei Männer, die sich seinerzeit am SAE Institut in Berlin kennengelernt haben, hat ihre gemeinsame Leidenschaft für Technomusik früh zusammen gebracht. Wie man an ihrem Album <em>Pan-O-rama </em>(2007), einem vom Minimal-Techno inspirierten Klassiker, sowie an ihren zahlreichen Singles und Remixen sehen kann, sind sie seitdem das Musterbeispiel für eine einträgliche Zusammenarbeit geworden. Oft wird Tassilo als der „gesetzlosere“ Teil des Duos beschrieben, wohingegen Thomas der Geschäftigere sei. Wie dem auch sei, durch ihre geschickt zusammengesetzten, fröhlichen House-Remixe, die von einem strengeren Techno inspiriert sind, haben sich die Beiden einen Namen gemacht und zählen heute zu den begehrtesten deutschen DJs. Fragen/Antworten zu ihrer Zusammenarbeit, ihrer letzten EP <em>White Fiction</em> und der Dokumentation <em>Pan-Pot. Back to Back</em>, die beide gerade auf den Markt gekommen sind. Eine Balance aus Lachen, Freude und (viel) Arbeit.<br />
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<em>Mit dem Panoramaregler oder Pan Pot, wie euer DJ-Name, wird die Lautstärkenverteilung eines Audiosignals auf zwei Kanäle geregelt. Arbeiten Sie so wie ein Pan-Pot, nämlich, dass zwei Musiker ein Stück regeln… daher der Name?</em><br />
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Thomas: Der Name Pan-Pot passt perfekt für ein DJ Duo, da wir uns wirklich gut "eingepegelt" haben. <br />
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<em>Anja Schneider von Mobilee Records sagte, dass der Grund für euren Erfolgt die Chemie zwischen euch sei. Was halten Sie davon?</em><br />
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Tassilo: Die Chemie zwischen uns ist mit Sicherheit ein Teil des Erfolges, da wir uns gut ergänzen. Allerdings glauben wir eher an harte Arbeit und Kontinuität als nur an Chemie. <img src="http://blog.goethe.de/ueberblog/templates/default/img/emoticons/smile.png" alt=":-)" style="display: inline; vertical-align: bottom;" class="emoticon" /><br />
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<em>Seit dem erfolgreichen Album <em>Panorama </em> (2007) haben Sie viele Singles, Remixe und EPs produziert, aber kein Album. Ist ein neues Album in Planung??</em><br />
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Tassilo: Wir haben 2012 die <em>Back to Back Compilation</em> produziert und an unserem 60-minütigen Dokumentarfilm gearbeitet, was vom Zeitaufwand her einem Albumprojekt ähnelt.<br />
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Thomas: Leider haben wir aus ständigem Zeitmangel kein weiteres Album nach <em>Pan-O-Rama</em> veröffentlicht. Wir sind aber weiterhin fleißig und versuchen sobald wie möglich wieder eins zu veröffentlichen..<br />
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<em>Jetzt ist die frische EP <em>White Fiction </em> herausgekommen. Was wollten Sie bezüglich Ton und Rhythmus genau erreichen?</em><br />
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Tassilo: Hauptsächlich wollen wir, dass Leute tanzen. <img src="http://blog.goethe.de/ueberblog/templates/default/img/emoticons/smile.png" alt=":-)" style="display: inline; vertical-align: bottom;" class="emoticon" /> Die "White Fiction" EP ist eine Kombination aus unterschiedlichen Genres. White Fiction ist ein Tech-House orientierter Dance Track, eher minimal und düster gehalten mit Pan-Pot eigenen Vocals, die an unsere früheren Tracks anknüpfen sollen. Mental Rush ist ein perkussiver Techno Track, der sich mit zwei gegeneinander- aber doch miteinander laufenden Hooklines zu einem Höhepunkt aufschaukelt und dann in sich zusammenfällt. <br />
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Thomas: Kepler ist ein Dupstep Track, den wir als Spaß-Track und nicht als ausschlaggebend für unser Schaffen ansehen, sondern eher als Experiment und als künstlerische Freiheit. Deshalb gibt es auch einen Sidney Charles Remix dazu, der das Original tanzbar macht.<br />
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<!-- s9ymdb:286 --><img class="serendipity_image_left" width="550" height="367"  src="http://blog.goethe.de/ueberblog/uploads/550px_PanpotIgloofest.jpg" title="Igloofest 2013 Pan-Pot Photo:Francois Rousseau" alt="Igloofest 2013 Pan-Pot Photo:Francois Rousseau" /><br />
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<em>Im Dokumentarfilm <em>Pan-Pot - Back to Back</em> (2012) sagt Tassilo, dass Sie zusätzlich zur Musik immer mehr mit Business zu tun haben. Wie erleben Sie diese Mischung aus Kreativität und Business?</em><br />
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Tassilo: Leider müssen wir immer häufiger geschäftliche und weniger künstlerische Entscheidungen treffen. Wir arbeiten aber stark daran, dies zu ändern. Wir arbeiten aber stark daran, dies zu ändern.<br />
Wenn es nach uns gehen würde, würden wir den ganzen Tag nur Musik machen und mit Synthesizern und Drum Machines arbeiten. Jedoch müssen wir uns wegen des wachsenden Erfolgs und Interesses des Publikums uns mehr und mehr organisatorischen und geschäftlichen Themen widmen.<br />
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<em>Sie sind beide nach Berlin gezogen und heute eng mit dieser Stadt verbunden. Wie hat sich seitdem Ihre Beziehung zu Berlin verändert?</em><br />
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Thomas: Ich glaube wir beide wollten schon immer nach Berlin und sind trotzdem sehr heimatnah und verbunden mit den Orten, wo wir herkommen. <br />
Berlin gibt uns natürlich die gewisse künstlerische Freiheit und die Plattform genau das auszuleben und zu tun, was wir beide gerade machen. Ich glaube die Stadt durchlebt einen extremen Wandel im positiven Sinne und wir sind froh ein Teil davon zu sein, vielleicht sogar das Gefühl zu haben dort etwas mitzubewegen. Daher würde ich sagen "Ick bin ein Berliner!" <img src="http://blog.goethe.de/ueberblog/templates/default/img/emoticons/smile.png" alt=":-)" style="display: inline; vertical-align: bottom;" class="emoticon" /><br />
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<em>Sie werden am 25. Januar in Montréal auflegen, draußen, im Winter -20 °C, wo Leute in Skianzügen tanzen. Freuen Sie sich darauf?</em><br />
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Tassilo: Also von -20 Grad hat uns keiner etwas erzählt. Am besten haltet ihr schon einmal ein paar Skianzüge für uns bereit und genügend Glühwein.<br />
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Thomas: Wir freuen uns auf alle Fälle auf das Igloofest, alleine der Name verspricht schon Besonderes. 
            </div>
        </content>

        
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        <link href="http://blog.goethe.de/ueberblog/index.php?/archives/157-La-samba-minimale-contre-le-froid.-Interview-avec-Mathias-Kaden-a-Igloofest-Minimal-Samba-gegen-die-Kaelte.-Interview-mit-Mathias-Kaden-beim-Igloofest.html" rel="alternate" title="La samba minimale contre le froid. Interview avec Mathias Kaden à Igloofest /            Minimal Samba gegen die Kälte. Interview mit Mathias Kaden beim Igloofest " type="text/html" />
        <author>
            <name>Eric Berthiaume</name>
                    </author>
    
        <issued>2013-01-24T11:25:10Z</issued>
        <created>2013-01-24T11:25:10Z</created>
        <modified>2013-01-30T16:06:43Z</modified>
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        <title mode="escaped" type="text/html">La samba minimale contre le froid. Interview avec Mathias Kaden à Igloofest /            Minimal Samba gegen die Kälte. Interview mit Mathias Kaden beim Igloofest </title>
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                <!-- s9ymdb:280 --><img class="serendipity_image_left" width="550" height="367"  src="http://blog.goethe.de/ueberblog/uploads/Mathias_Kaden__Photo_EliseApap.jpg" title="Mathias Kaden Igloofest 2013. Photo: Elise Apap" alt="Mathias Kaden Igloofest 2013. Photo: Elise Apap" /><br />
<strong>(Die deutsche Version folgt unten)</strong><br />
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Le set du DJ techhouse <strong><a href="http://www.mathiaskaden.de/" target=blank>Mathias Kaden</a></strong> de Iéna en Allemagne a été un des moments forts de l'ouverture du festival Igloofest la fin de semaine dernière. Arrivé à Montréal par un froid glacial, le DJ très connu de l'étiquette "Freude am Tanzen" en a profité pour visiter le Goethe-Institut et nous parler de son objectif de réchauffer le public avec son unique "samba minimale" et comment on retrouve parfois dans ses morceaux des chants d'oiseaux dissimulés...<br />
Entretien réalisé par Astrid Deixler<br />
<br />
<em>Vous jouerez à Igloofest au Vieux-Port de Montréal, dehors, en hiver à -20°C, où les gens dansent en habit de ski. Avez-vous hâte et comment vous êtes-vous préparé?</em><br />
<br />
Oui, je m’en réjouis. Ma musique est très énergique et je crois qu’elle est parfaite pour ce contexte. Aussi, je ne laisse personne se reposer dans mes sets! Je ne me suis pas préparé différemment qu’à l’habitude sauf que j’ai apporté des bottes en extra ainsi que des sous-vêtements de ski au cas où il ferait trop froid!<br />
<br />
<em>Aviez-vous déjà entendu parler de ce festival?</em><br />
<br />
Je connais Igloofest depuis son tout début, il y a sept ans. J’ai de nombreux amis canadiens à Berlin avec lesquels j’en ai souvent discuté. Qu’il fasse si froid durant ce festival rend tout cela très beau. Je suis bien heureux d’être enfin de la partie<br />
<br />
<em>Dans une entrevue à propos de votre album « Studio 10 » (2010), vous aviez mentionné que tous les morceaux doivent être « intemporels ». Que vouliez-vous dire?</em><br />
<br />
C’est important pour moi de ne pas récupérer la tendance actuelle. Par exemple, il y a certains sons ou rythmes qui, une fois qu’on les entend, nous conduisent directement à 2012. J’essaie le plus possible d’éviter ça. Ma musique doit être conçue de façon intemporelle, c’est-à-dire qu’en l’écoutant on pourrait penser qu’elle a été produite il y a dix ans ou même dans dix ans. On peut bien sûr se disputer à ce sujet…<br />
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<!-- s9ymdb:281 --><img class="serendipity_image_left" width="550" height="367"  src="http://blog.goethe.de/ueberblog/uploads/Mathias_Kaden_2__Photo_EliseApap.jpg" title="Mathias Kaden Igloofest 2013. Photo: Elise Apap" alt="Mathias Kaden Igloofest 2013. Photo: Elise Apap" /><br />
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<em><br />
Vous avez parfois décrit votre musique comme « Minimal Samba » ou « House funkadélique ». Dans tous les cas, on y trouve beaucoup d’influences d’Amérique latine et d’Afrique. Quelle importance accordez-vous à celles-ci?</em><br />
<br />
Je me suis fait prendre à mon propre jeu! En fait, j’ai inventé ce terme. Si j’avais répondu à la question de savoir quel est mon style de musique un mélange de house et de techno, personne ne m’aurait questionné davantage. Maintenant, on m’interroge à propos de ce Minimal Samba qu’aucun autre DJ ne produit. J’utilise beaucoup de sonorités influencées par l’Amérique latine et je travaille avec différentes sortes de bongos; peut-être un peu moins depuis trois ans cependant. J’adore jouer des morceaux avec des percussions et des rythmes différents, c’est le plus intemporel qui existe! <br />
<em><br />
Vous travaillez à un nouvel album : comment avance le projet ?</em><br />
<br />
Très bien. Le projet créé avec le band de mes amis « Marcel Rocel » s’appellera « Karocel ». Mon percussionniste, Michael Nagler, y figure également. L’album sortira en juin prochain. Pour le plaisir, j’ai nommé ce projet « Uptempo-Jazz ». Personne ne sait exactement de quoi il en retourne, mais disons qu’en principe c’est très house. C’est de la musique house qui n’est pas jouée lors d’une performance en direct ou par un DJ, mais par un sextet avec piano, saxophone, du chant et des percussions. Tous les rythmes de fond sont de mon ressort.<br />
<br />
<em>On parle beaucoup d’un « Sound of Berlin ». L’étiquette « Freude am Tanzen » est établie à Iéna où la scène musicale est très vivante avec des musiciens comme Krause Duo ou Marek Hemmannn. Diriez-vous qu’il y a un « Sound of Iena »?</em><br />
<br />
J’ai toujours nié cette appellation, mais entre-temps peut-être que ce son existe-t-il vraiment.  Sur notre label, nous avons tous une sonorité particulière. Marek sonne différemment de moi et je sonne autrement que Krause Duo; cela sans compter Monkey Maffia, Douglas Reed et Taron Trekka. Nous sommes une équipe mais chacun a son style et élabore sa propre cuisine (<em>kocht seine eigene Suppe</em>), pour reprendre l’expression de notre compilation parue récemment (<a href="http://www.freude-am-tanzen.com/index.php/1ae4f9d5f8d2958cdd4d07aa5e98147e/1/182/content/3378/1" target=blank>FAT5zig Compilation</a>, 2012). <br />
<br />
<iframe width="100%" height="166" scrolling="no" frameborder="no" src="https://w.soundcloud.com/player/?url=http%3A%2F%2Fapi.soundcloud.com%2Ftracks%2F45482915"></iframe><br />
<br />
<em>Quelles différences existent-t-ils entre les scènes de Iéna et Berlin?</em><br />
<br />
Je pense que nous sommes davantage libres et moins influencés. À Berlin, on est inspiré et influencé trop rapidement parce qu’il s’y passe tellement de choses. Toute la nouveauté provient de Berlin étant donné que tous les artistes y habitent. Nous sommes à l’inverse plus indépendants, ce qui nous procure plus de liberté pour expérimenter.<br />
<br />
<em>Vous êtes bien impliqué dans « Freude am Tanzen ». Que cherchez-vous à atteindre ?</em><br />
<br />
Je participe à la sélection musicale de l’étiquette fondée en 1998 et auquel je me suis joint en 2001 avec Marek Hemmann. Nous essayons de faire notre travail indépendamment des tendances et de publier une musique pour cette étiquette même si nous savons qu’elle ne sera pas un énorme hit. L’important pour nous est d’abord de conserver notre autonomie. Je crois que nous produirons encore pour longtemps. Plusieurs des étiquettes qui surfent à partir des tendances finissent par disparaître : cela ne nous arrivera pas! Si nous continuons à travailler de manière régulière, l'étiquette vivra longtemps; ce qui est d’ailleurs le but en plus d’offrir aux DJs une option musicale différente.<br />
<br />
<em>Le philosophe allemand Nietzsche a dit: "Sans la musique, la vie serait une erreur." Qu’en pensez-vous? </em><br />
<br />
C’est vrai. Par ailleurs, je crois qu’un monde sans musique serait impossible. La musique se trouve partout même lorsqu’on ne l’a pas créée : une feuille tombe d’un arbre, il se forme déjà un certain rythme et si on ajoute à cela quelqu’un qui cause un bruit de fond, on pourrait presque obtenir une musique expérimentale. Pour ma part, je m’inspire souvent des bruits et des sons quotidiens; ce que j’ai fait surtout pour mon premier album. Par exemple, le morceau « Chazz » est constitué de bruits environnants : le kick drum provient de ma bouche, le bruit de train est celui qui passe devant chez moi, j’ai enregistré la descente de ma fenêtre d’auto et tout le beat de fond consiste en pièces de monnaie et des cuillères qui s’entrechoquent. Très souvent dans mes morceaux j'insère des chants d’oiseaux, tout simplement, pour qu’un certain sentiment d'espace apparaisse. En fait on ne les entend pas vraiment, mais si je pose la question « entends-tu l’oiseau qui chante? », on parvient à les remarquer.<br />
<br />
<iframe width="560" height="315" src="http://www.youtube.com/embed/S2W106wkpDY" frameborder="0" allowfullscreen></iframe><br />
<br />
///<br />
<br />
Das Set des House- und Techno-DJs <strong>Mathias Kaden</strong> aus dem deutschen Jena war eines der Highlights am Igloofest-Eröffnungswochenende. Einen Tag vor seinem Auftritt beim Igloofest hat uns der DJ vom Label „Freude am Tanzen“ im Goethe-Institut besucht und uns erzählt, wie er dem Montrealer Publikum mit Minimal Samba gegen die Kälte einheizen will und warum man in seinen Stücken zuweilen Vögel zwitschern hört. <br />
Interview von Astrid Deixler<br />
<br />
<em>Du wirst morgen beim Igloofest im Vieux Port in Montréal auflegen, draußen und bei winterlichen Temperaturen um die -20°C. Freust du dich darauf und wie bereitest du dich auf die Herausforderung vor, dem Publikum bei dieser Kälte einzuheizen?</em><br />
<br />
Ja, ich freue mich wirklich sehr darauf. Meine Musik ist immer energiegeladen und ich lasse den Leuten in meinen DJ-Sets kaum Platz zum Ausruhen, ich glaube also, das wird das Richtige sein. Daher habe ich mich nicht anders als sonst vorbereitet, habe mir aber anderes Schuhwerk und Ski-Unterwäsche mitgenommen, falls es doch zu kalt wird!<br />
<br />
<em>Du warst vor ein paar Jahren schon mal fürs MUTEK-Festival hier in Montréal, morgen bist du zum ersten Mal beim Igloofest. Hast du davor schon von diesem einzigartigen Festival gehört?</em><br />
<br />
Ich kenne das Igloofest bereits, seit es vor sieben Jahren zum ersten Mal stattgefunden hat und freue mich sehr, endlich dabei zu sein. Mit kanadischen Freunden, die in Berlin wohnen, habe ich schon oft über das Igloofest gesprochen.<br />
<br />
<!-- s9ymdb:282 --><img class="serendipity_image_left" width="550" height="367"  src="http://blog.goethe.de/ueberblog/uploads/Elise_Apap_bonus.jpg" title="Mathias Kaden Igloofest 2013. Photo: Elise Apap" alt="Mathias Kaden Igloofest 2013. Photo: Elise Apap" /><br />
<br />
<em>In einem Interview über deine LP « Studio 10 » (2010) hast du gesagt, dass alle Stücke « timeless » klingen sollen. Was genau meinst du damit und warum ist dir das so wichtig?</em><br />
<br />
Mir ist es wichtig, dass ich nicht den aktuellen Hype aufgreife. Meine Musik soll möglichst zeitlos gestaltet sein, das heißt, wenn man das Stück hört, könnte es vor zehn Jahren, aber auch in zehn Jahren gemacht worden sein – ob das nun wirklich so ist, darüber kann man natürlich streiten. Es gibt aber gewisse Klänge oder Rythmusrichtungen, wenn man die anwendet, hört man genau, das ist 2012 entstanden – das versuche ich absolut zu vermeiden, deswegen zeitlos. <br />
<em><br />
Du beschreibst deine Musik manchmal als „Minimal Samba“ oder „Funkadelic House“. Auf alle Fälle gibt es darin viele Einflüsse aus Afrika und Lateinamerika. Warum sind diese Einflüsse für dich wichtig?</em><br />
<br />
Da hab ich mir was eingebrockt! (lacht) Das habe ich extra gesagt, weil „Minimal Samba“ einzigartig und viel interessanter klingt als zu sagen, ich mache eine Mischung zwischen House und Techno. Ich benutze viele Einflüsse aus Lateinamerika und arbeite viel mit verschiedenen Conga- oder Bongoarten, wenn auch seit zwei, drei Jahren etwas weniger. Ich mag es sehr, verschiedene Percussion- und Rhythmusarten aufzulegen, das ist das zeitloseste, das es gibt.<br />
<br />
<em>Du arbeitest gerade an einem neuen Album. Wie läuft’s bis jetzt? </em><br />
<br />
Sehr gut, das ist wirklich ein interessantes Projekt. Ich habe mich dafür mit Freunden von mir, deren Band Marbert Rocel heißt, und meinem Percussion-Spieler Michael Nagler zusammengetan und unsere Formation heißt „Karocel“. Unser Album wird im Juni erscheinen und ich nenne es aus Spaß „Uptempo-Jazz“, weil niemand weiß, was das sein soll. Im Prinzip machen wir House-Musik, die aber nicht von einem DJ oder einem Live-Act gespielt wird, sondern von einer sechsköpfigen Band mit Klavier, Saxophon, Gesang und Percussions. Ich kümmere mich komplett um die Grundrhythmen.<br />
<br />
<em>Häufig ist von einem „Sound of Berlin“ die Rede. Dein Label « Freude am Tanzen » kommt aus Jena, wo es eine ziemlich lebendige Musikszene mit zahlreichen Musikern und DJs wie Krause Duo oder Marek Hemmann gibt. Würdest du sagen, es gibt auch einen « Sound of Jena » ?</em><br />
<br />
Ich habe das eigentlich immer verneint, aber mittlerweile vielleicht schon. Wir sind zwar ein Team, aber haben alle einen unterschiedlichen Sound: Deswegen war auch das Motto unserer letzten „Freude am Tanzen“-Compilation, dass jeder „seine eigene Suppe kocht“ (<a href="http://www.freude-am-tanzen.com/index.php/1ae4f9d5f8d2958cdd4d07aa5e98147e/1/182/content/3378/1" target=blank>FAT5zig Compilation</a>, 2012). Jeder macht sein eigenes Ding, aber es gibt einen „Sound of Jena“: Man hört sofort einen Beat von Marek Hemmann raus, auch einen von Krause Duo, vielleicht auch meinen.<br />
<br />
<iframe width="560" height="420" src="http://www.youtube.com/embed/dFnjNMDmKE0?rel=0" frameborder="0" allowfullscreen></iframe><br />
<br />
<em>Was ist in Jena anders als in Berlin?</em><br />
<br />
Ich denke, wir sind viel freier und werden nicht so viel beeinflusst – in Berlin wird man häufig zu schnell inspiriert, weil dort so viel stattfindet. So gut wie alles Neue in der Szene wird in Berlin geboren, weil dort ja fast alle Künstler wohnen. Wir dagegen sind ziemlich unabhängig, was uns auch mehr Raum gibt, zu experimentieren.<br />
<br />
<em>Du bist mit deinem Label « Freude am Tanzen » ziemlich beschäftigt. Was möchtest du durch diese Arbeit erreichen?</em><br />
<br />
„Freude am Tanzen“ besteht seit 1998, ich bin 2001 dazugekommen und bin an der Musikauswahl beteiligt. Wir versuchen, unabhängig von den großen Hypes unser eigenes Ding durchzuziehen und releasen daher auch Musik, die vielleicht kein Superhit wird, aber von der wir einfach finden, dass sie gut zum Label passt. Wichtig ist uns, dass unsere Eigenständigkeit erhalten bleibt – ich denke, wir machen das schon so lange, uns wird es auch noch die nächsten zwanzig Jahre geben. Viele Labels gehen mit dem großen Hype, in dem sie mitschwimmen, unter, das wird uns nicht passieren. Wenn wir weiterhin so konstant arbeiten, dann gibt es das Label ewig, was eigentlich auch das Ziel ist – und vielleicht auch mal den DJs einen kleinen Impuls zu geben, dass es auch noch andere Musikrichtungen gibt und nicht nur das, was gerade aktuell ist. <br />
<br />
<em>Wahrscheinlich kennst du schon das Nietzsche-Zitat „Ohne Musik wäre das Leben ein Irrtum“. Was hältst du davon? </em><br />
<br />
Ja, stimmt. Ich glaube, eine Welt ohne Musik wäre gar nicht möglich. Es ist überall Musik, auch wenn man sie gar nicht kreiert: Allein, wenn ein Vogel zwitschert, ein Auto vorbeikommt, das rattert und man steht daneben – im Prinzip könnte das schon fast ein Musikstück werden. Oder wenn ein Blatt am Baum weht, dann gibt’s ja schon einen Rhythmus – und wenn dazu jemand im Hintergrund redet, könnte es eine experimentelle Musik sein. Ich reise eigentlich immer mit dem Aufnahmegerät und lasse mich auch von Alltagsgeräuschen für meine Musik inspirieren, vor allem für mein erstes Album habe ich das gemacht. Zum Beispiel ist das Lied „Chazz“ ausschließlich aus Umweltgeräuschen entstanden: Der Kickdrum ist mein Mund, mein Autofenster und die Bahnschranke vor meinem Haus kommen vor, der komplette Grundbeat sind Münzen und Löffel. Ganz oft habe ich in meinen Titeln auch Vogelgezwitscher im Hintergrund, einfach nur, damit Raum entsteht. Eigentlich hört man es nicht, aber wenn ich sage „hörst du einen Vogel zwitschern“, dann fällt es einem auf.<br />
<br />
<iframe width="560" height="315" src="http://www.youtube.com/embed/S2W106wkpDY" frameborder="0" allowfullscreen></iframe> 
            </div>
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        <author>
            <name>Eric Berthiaume</name>
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        <issued>2013-01-17T12:56:34Z</issued>
        <created>2013-01-17T12:56:34Z</created>
        <modified>2013-02-19T11:21:14Z</modified>
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<br />
Pour ceux présents à l’édition 2012, les représentations des stars allemandes Tiefschwarz, D. Diggler et surtout celle des berlinois Marcel Dettmann et Ben Klock résonnent encore fortement dans nos souvenirs. Personne ne peut oublier leur grande finale lorsqu’ils, devant une foule en liesse et totalement envoûtée, terminèrent après quatre heures de mix B2B avec le morceau « Photographic » (1981) de Depeche Mode. Magistrale performance! <br />
<br />
Pour cette 7e édition, le funkadélique <strong>Mathias Kaden</strong> (ce vendredi), la mythique <strong>Ellen Allien</strong>, les vigoureux Pan-Pot, les surprenants <strong>Schlachthofbronx</strong>, le berlinois d’adoption <strong>Tommy Four Seven</strong> et la légende du techno <strong>Chris Liebing</strong> participent à la grande messe hivernale et guideront la foule vers d’autres alléluias inoubliables. Les deux derniers cloront le festival : aucun doute à ce sujet, une autre finale (allemande) grandiose nous attend! ☺ <br />
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<a href="http://igloofest.ca/fr/" target=blank><strong>Igloofest</strong></a><br />
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        <author>
            <name>Eric Berthiaume</name>
                    </author>
    
        <issued>2012-10-31T11:06:56Z</issued>
        <created>2012-10-31T11:06:56Z</created>
        <modified>2012-11-09T17:09:08Z</modified>
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        <title mode="escaped" type="text/html">&quot;Ghosts in the machine...&quot; Les fantômes de Monolake (Robert Henke)</title>
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                <!-- s9ymdb:277 --><img class="serendipity_image_left" width="215" height="214"  src="http://blog.goethe.de/ueberblog/uploads/Henke_215px.jpg" title="Robert Henke Monolake © Jimmy Mould" alt="Robert Henke Monolake © Jimmy Mould" />Le premier morceau sur <em>Ghosts</em>, le dernier album de l’artiste allemand <strong>Monolake (Robert Henke)</strong>, donne le ton. Une voix robotique s’exprime : « You do not exist.» Mais, peut-on se demander, qui ou qu’est-ce qui n’existe pas au juste? Des fantômes ? Quelqu’un hallucinant des fantômes ? Et ces derniers, quels seraient-ils ? <br />
On cherche à répondre tout au long de l'écoute des douze morceaux qui oscillent entre des moments sonores nettement contemplatifs et d’autres plus exploratoires, aux rythmes lourds et abrasifs. Si la tonalité varie, l’atmosphère, elle, reste uniforme avec une puissante anxiété spectrale. «You do not exist… Anymore.» Constat, espoir ou délivrance devant ces fantômes ? À vous de le découvrir en sillonnant cet album complexe, exécuté avec ce contrôle et cette mesure qui ont consacré Monolake comme un des grands musiciens électroniques des dernières décennies. Robert Henke nous a parlé de son album, de sa présentation live, de ses fantômes et de sa conception de la musique lors de son passage au festival de musique électronique <a href="http://www.mutek.org/fr/festival/2012/artists/144-monolake" target=blank><strong>MUTEK</strong></a>, le printemps dernier. <br />
<br />
<em>Contrairement à l’album "Silence" paru en 2009, "Ghosts" contient davantage d’accents dub et sonne plus dramatique et robuste. Cherchiez-vous à nous faire peur avec cet album?</em><br />
<br />
(Rires) Tout d’abord, je dois dire que je fais de la musique pour moi. Lorsque je compose, la musique reflète ma sensibilité et mon état d’âme. Une partie de cet album consiste certainement en une sorte d’exorcisme, par exemple le morceau « Ghosts », et réfère à l’état dans lequel j’étais lors de sa composition. La musique est un bon moyen pour digérer ce genre d’état...<br />
Il y a aussi un lien avec le texte que j’écris en ce moment : un long fragment de science-fiction. L’album en contient un extrait, mais très succinct. J’aimerais composer un troisième album qui se rattacherait aux compositions <em>Silence</em> et <em>Ghosts</em>. L'idée de réunir cette histoire avec de la musique me plait énormément. En fait, le concept derrière l’album <em>Ghosts</em> s’est révélé au fur et à mesure. J’ai débuté par prendre des notes à propos des fantômes, j’ai lu sur le sujet tout en continuant à écrire mon texte. Il y a des morceaux sur l’album qui renvoient à cette histoire ou encore à mes lectures sur le sujet.<br />
<br />
<iframe width="550" height="413" src="http://www.youtube.com/embed/ylfB-brgaVQ?rel=0" frameborder="0" allowfullscreen></iframe><br />
<br />
<em>Vous avez voulu accompagner cet album d’une performance live plus poussée, avec une projection vidéo composée par l’artiste Tarik Barri. Que vouliez-vous atteindre avec ce projet visuel ?</em><br />
<br />
La justification est de nature très pragmatique. Sur la scène, je voulais garder le contrôle des images projetées lorsque ma musique est jouée. Je voulais que les projections correspondent à ma musique, à l’album <em>Ghosts</em> en l'occurence. J’ai donc travaillé le visuel avec mon ami Tarik dont j’admire beaucoup le travail et avec qui j’avais déjà collaboré en tournée. L’esthétique visuelle est apparue à la suite de discussions sur l'apparence à donner à cette musique. <br />
Tout le visuel du concert est à vrai dire un commentaire sur la musique, à un autre niveau et aussi en lien avec ce texte sur lequel je travaille: une sorte de science-fiction policière dans laquelle les recherches de scientifiques entrent en conflit avec des énergies fantomatiques qui produisent des effets imprévisibles et incompréhensibles pour leur raison scientifique. <br />
L’album <em>Ghosts</em> traite beaucoup d’émotions et de peur. Le morceau «Aligning the Deamon» aborde le conflit entre l’ordre techno-scientifique, la croyance en lui, la science et la peur de perdre le contrôle de cette science. Ghosts in the machine… Un thème qui me fascine. Comment se produisent des erreurs techniques, comme Tchernobyl ou Fukushima ? C’est très fantomatique ! Une petite chose s’enchaîne à une autre et soudainement, la catastrophe. La projection vidéo joue avec tout cela. Certains éléments y apparaissent comme images de failles technologiques ou encore de calculs de données scientifiques.<br />
<br />
<em>Votre travail est très acoustique et immersif. Trouvez-vous un tel travail plus difficile à présenter aujourd’hui?</em><br />
<br />
Je suis un optimiste culturel (Kulturoptimist). Pour plusieurs personnes, la musique n’est pas si importante. Pour plusieurs, la musique remplit une fonction sociale extérieure à la musique elle-même. Il y a aussi ceux qui s’intéressent à la musique : il y en a toujours eu et il y en aura toujours. Bien sur, certains écoutent au passage de la musique sur You Tube. En même temps, certains sont très heureux de retrouver sur You Tube des vieux morceaux devenus introuvables. C’est formidable ! Je n’ai pas l’impression que cette supposée dévalorisation de la musique existe vraiment. Je ne la vois pas.<br />
<br />
<iframe width="550" height="413" src="http://www.youtube.com/embed/p9gO49MQdNA?rel=0" frameborder="0" allowfullscreen></iframe><br />
<br />
<em>Cependant, pour la jeune génération, souvent, écouter de la musique sur leur ordinateur sans véritable système de son suffit…</em><br />
<br />
Oui, mais ils écoutent et téléchargent beaucoup de musique ainsi que des programmes pour en composer. Ils se questionnent pour parvenir à créer tel ou tel genre de musique. La curiosité est encore présente. Le fait que chacun puisse composer de la musique est magnifique ! Je ne crois pas que ce soit une évolution négative.<br />
<br />
<em>Plusieurs disent que la création de musique devient trop facile grâce aux logiciels. Certains proclament même un retour à la composition avec des instruments analogiques ! Qu'en pensez-vous? </em><br />
<br />
N’importe qui peut prendre un crayon et dessiner quelque chose. Toutefois, certains peuvent dessiner quelque chose de grandiose tandis que d’autres ne peuvent tout simplement pas dessiner. Bien entendu, chacun peut créer de la musique. Cela signifie aussi que davantage de personnes sont en mesure d’évaluer la quantité de travail derrière chaque composition. Les jeunes de 15 ans qui ont grandi avec un ordinateur peuvent évaluer rapidement si un morceau est sans valeur ou s’il contient beaucoup de travail et d’efforts. Ils le reconnaissent immédiatement. C’est une génération qui connaît mieux la complexité de la musique. <br />
<br />
<em>Il suffit pour cela de suivre un seul cours à propos du logiciel Ableton pour s’en rendre compte…</em><br />
<br />
Certains composent de la musique extrêmement complexe. Les vieux disent : « Ah ! Les jeunes ne font plus rien ! » Lorsqu’il s’agit de la musique, ce n’est pas vrai du tout.  Les jeunes apprennent toujours à jouer d’un instrument, ils jouent dans des groupes, bref tout cela se produit encore. S'ils ne font pas cela, ils font par exemple du skate. Près de chez mois, chaque jour, des jeunes pratiquent ce sport quatre heures par jour, jusqu’au moment leur technique fonctionne. C’est épatant ! Si des jeunes comme ça existent, ils en existent aussi qui fournissent cet effort pour la musique, ceux qui essaient cent fois de créer un son particulier jusqu’à ce qu’il soit parfait.  <br />
<br />
<!-- s9ymdb:276 --><img class="serendipity_image_left" width="550" height="367"  src="http://blog.goethe.de/ueberblog/uploads/Monolake_live_550pxCarolineHayeur.jpg" title="Robert Henke (Monolake) live à Mutek 2012 ©Caroline Hayeur" alt="Robert Henke (Monolake) live à Mutek 2012 ©Caroline Hayeur" /><br />
<br />
<em>Le philosophe allemand Nietzsche a écrit: « Sans la musique la vie serait une erreur.» Qu’en dites-vous? </em><br />
<br />
Umm… (Long silence). La musique est une forme d’art très particulière. Par rapport à la nature, la musique est quelque chose d’abstrait. La peinture s’occupe des images, le théâtre raconte une histoire, le cinéma est à la fois de l’histoire et de la peinture. La musique comme telle est quelque chose de complètement abstrait, peu importe le style. C’est un art unique parmi les formes d’art et c’est justement pour cette raison que je le trouve si captivant. Cette abstraction, chacun peut se l’approprier. La musique permet davantage d’interprétation que les autres formes d’art et je crois que c’est pour cette raison que la musique fascine autant, parce qu’elle est tellement ouverte.<br />
 <br />
Site web de <a href="http://roberthenke.com" target=blank>Monolake</a>  
            </div>
        </content>

        
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        <link href="http://blog.goethe.de/ueberblog/index.php?/archives/153-Der-Leehrstuhl-der-Generation-09.-Studentenstreik-in-Deutschland.html" rel="alternate" title="Der Lee(h)rstuhl der Generation 09. Studentenstreik in Deutschland" type="text/html" />
        <author>
            <name>Robina Geupel</name>
                    </author>
    
        <issued>2012-06-07T15:35:12Z</issued>
        <created>2012-06-07T15:35:12Z</created>
        <modified>2012-06-20T10:39:27Z</modified>
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        <title mode="escaped" type="text/html">Der Lee(h)rstuhl der Generation 09. Studentenstreik in Deutschland</title>
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                Die Generation 09 – klingt gewichtig, engagiert und aktuell. Doch was, und vor allem wer genau ist diese Generation 09? <br />
Aus der Taufe gehoben wurde die Generation 09 durch Studentenproteste in Österreich, die sich dann im Juni 2009 auf mehrere Bundesländer in Deutschland „ausgeweitet“ haben. Vor etwa drei Jahren um diese Zeit, rief die 2009 ins Leben gerufene Projektgruppe „Bildungsstreik“ Schüler und Studenten dazu auf, bundesweit gegen die deutsche Bildungssituation zu demonstrieren.<br />
<br />
<!-- s9ymdb:272 --><img class="serendipity_image_left" width="564" height="176"  src="http://blog.goethe.de/ueberblog/uploads/Bildungstreik_2009_1.jpg"  alt="" /><br />
<br />
In der Aktionswoche vom 15-19. Juni 2009 protestierten etwa 4000 Schüler und Studenten auf öffentlichen Plätzen, vor dem Landtag oder auch in den Universitäten selber. Die Bildungssituation der Universitäten und Schulen in Deutschland wird schon seit längerer Zeit diskutiert und kritisiert: die Zulassungsverfahren der Universitäten sind undurchsichtig und undemokratisch; das neue Bachelor-/Mastersystem adaptiert sich nicht; die Studiengebühren verhindern konzentriertes und effektives Studieren. An den Schulen herrscht Lehrernotstand, Unterfinanzierung, die Schulklassen sind zu groß, das vielgliederige Schulsystem zu undurchschaubar. <br />
<br />
Eine zweite Protestwelle erfolgte im November desselben Jahres: bundesweit gingen ca. 200.000 Studenten auf die Straße, um zu protestieren. Ganz ähnlich den aktuellen Studentenprotesten in Québec stand die Forderung nach Abschaffung und Nicht-Erhöhung der Studiengebühren an erster Stelle, in Deutschland dann jedoch dicht gefolgt von dem Ruf nach Verbesserung der allgemeinen Studienbedingungen, allen voran die Neureformierung der sog. "Bologna-Reform". <br />
<strong><br />
Der Bologna-Prozess</strong><br />
Der Bologna-Prozess ist ein politisches Vorhaben, welches 1999 von etwa 30 europäischen Bildungsministern ins Leben gerufen wurde, um bis 2010 einen gemeinsamen europäischen Bildungsraum zu schaffen. Die Bachelor- und Masterabschlüsse sollen eine höhere Mobilität der Studenten für Auslandsaufenthalte erreichen und die Studiengänge europaweit vernetzen. Durch die starke Modularisierung der neuen Studienform kommt es allerdings zu einer höheren Verschulung der deutschen Universitäten. <br />
<br />
Bei dem Streik wurde genau dies als Hauptpunkt kritisiert: das Bachelor- und Mastersystem sei nicht umsetzbar, die Universitäten neigen zur Verschulung, man müsse das gesamte Hochschulsystem reformieren. Sogar Bildungsministerin Annette Schavan  bestätigte, dass es an dem „neu“ eingeführten System noch einiges zu verbessern gäbe. Der Bologna-Prozess hat seine Ziele verfehlt, anstatt Grenzen zu öffnen, schränkte sich die Mobilität der Studenten sogar noch ein, der Bürokratieaufwand für die Anerkennung europäischer Kreditpunkte stieg gewaltig.<br />
<br />
<!-- s9ymdb:271 --><img class="serendipity_image_left" width="548" height="328"  src="http://blog.goethe.de/ueberblog/uploads/Bildungstreik_2009_2.jpg" title="©Uli Löser/Campus Zeitung Dresden 2009" alt="©Uli Löser/Campus Zeitung Dresden 2009" /><br />
<br />
Die Ergebnisse des Streiks 2009 befriedigten jedoch nur punktuell: Die Studiengebühren wurden nur an einer handvoll Universitäten gesenkt und das Bafög (finanzielle Regierungshilfe für Kinder aus gering verdienenden Familien) ein wenig erhöht. Nur wenige Prüfungsordnungen der Bachelorstudiengänge wurden überprüft. Im Großen und Ganzen bleibt das Bologna-System somit erhalten. <br />
<br />
Positive, längerfristige Auswirkungen waren allerdings das große Medieninteresse, die Bildung von Vereinigungen, welche sich mit bildungspolitischen Fragen auseinandersetzten und die Bereitschaft, von der Generation 2009 zu lernen und auch in Zukunft gegen kritikwürdige Bildungspolitik auf die Straße zu gehen.<br />
<br />
<strong>Zentrum Dresden – vom Lehrstuhl zum Leerstuhl</strong><br />
 <br />
<!-- s9ymdb:274 --><img class="serendipity_image_left" width="297" height="241"  src="http://blog.goethe.de/ueberblog/uploads/Bildungstreik_2012.jpg" title="©TW/Campus Zeitung Dresden 2012" alt="©TW/Campus Zeitung Dresden 2012" />So zum Beispiel in Dresden, Sachsen: auch hier protestierten die Studenten 2009 für eine bessere Bildung und die Streiks setzten sich bis 2012 fort. Erst vor zwei Wochen gingen wieder mehrere Tausend Schüler und Studenten gegen die sächsische Bildungspolitik auf die Straße; hier geht es ans  Kleingedruckte: denn die Dresdner Studenten beschäftigt hauptsächlich die Frage danach, was passiert, wenn aus einem Lehrstuhl ein Leerstuhl wird. Damit protestieren sie gegen die zahlreichen Stellenstreichungen an den sächsischen Universitäten. <br />
<br />
Unter anderem aus dem sächsischen Chemnitz und Leipzig kamen die Studenten zusammen, um am 11. Mai 2012 gemeinsam in der Landeshauptstadt Dresden gegen den Bildungsnotstand zu demonstrieren. Und diesmal folgten die Ergebnisse prompt: auf Grund der anhaltenden Proteste wurde von  der sächsischen Wirtschaftsministerin Sabine von Schorlemer ein Millionenstarkes  Förderpaket für den Bereich der Lehrerbildung auf den Weg gebracht, welches die schon seit Jahren überfällige Sanierung der Lehrerbildung, der Lehrpläne und Hochschulen ins Rollen bringen soll und bis zu diesem Wintersemester 2012/13 etwa 300 neue Stellen schaffen will. Für die Stellenschaffung im Bereich der Lehrerausbildung bekommt die TU Dresden 13 Millionen und die Universität Leipzig noch einmal 29 Millionen Euro.<br />
<br />
Bleibt nur zu hoffen, dass die Ankündigungen auch umgesetzt werden, damit endlich aus Leerstühlen wieder Lehrstühle werden können und diese Veränderungen auch im Rest Deutschlands positive Entwicklungen anstoßen. <br />
<br />
Für mehr Informationen über den bundesweiten Bildungsstreik, die eigens dafür geschaffene Website: <a href="http://www.bildungsstreik.net/" target=blank>Bildungsstreik</a> 
            </div>
        </content>

        
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        <link href="http://blog.goethe.de/ueberblog/index.php?/archives/152-De-la-peinture-sonore-a-MUTEK.-Interview-avec-les-sympathiques-Das-Krause-Duo.html" rel="alternate" title="De la peinture sonore à MUTEK. Interview avec les sympathiques Das Krause Duo" type="text/html" />
        <author>
            <name>Eric Berthiaume</name>
                    </author>
    
        <issued>2012-06-02T14:32:10Z</issued>
        <created>2012-06-02T14:32:10Z</created>
        <modified>2012-10-22T08:31:27Z</modified>
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        <title mode="escaped" type="text/html">De la peinture sonore à MUTEK. Interview avec les sympathiques Das Krause Duo</title>
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                Tout débuta il y a plus de dix ans chez un disquaire à Iéna en Allemagne ou plus précisément après sa visite. Stefan Carl et Wendelin Weissbach, comme de bons amis, se rencontrent après avoir complété séparément leurs emplettes. Ils s’échangent leurs disques pour s’apercevoir qu'ils se sont procurés les mêmes parutions... Depuis, c'est l'histoire d'une heureuse collaboration entre ces musiciens reconnus pour leurs morceaux techno-house enjoués, éclectiques ainsi que pour leurs mix endiablés. Ils jouent ce soir à la soirée « Nocturne 4 » du festival de musique électronique <strong><a href="http://www.mutek.org" target=blank>MUTEK</a></strong>; une première à Montréal… mais sûrement pas une dernière. Rencontre avec ce chaleureux duo derrière le club Métropolis. <br />
<br />
"Nous avions déjà joué ensemble comme DJ. C'est tout simple, cela a bien fonctionné entre nous, raconte Stefan. Nous avons pu discuter et échanger aussitôt. Nous partageons les mêmes goûts et sensations pour la musique." Pour quiconque chercherait une signification particulière au nom « Krause Duo», on peut tout de suite indiquer qu’il ne trouvera rien. Pour ce duo d’amis, il fallait choisir un nom : rien de plus. « Nous devions donner un nom à notre duo. Peu nous importait. Dans « Krause », il n’y a pas de signification. » Tout se trouve plutôt, et évidemment, dans leur musique publiée entre autres sur leur propre étiquette Musik Krause ou sur <a href="http://freude-am-tanzen.com/index.php/93e887668a253af48fef920287967372/2/46/krauseduo.html" target=blank>Freude am Tanzen</a>.<br />
<br />
<!-- s9ymdb:269 --><img class="serendipity_image_left" width="550" height="431"  src="http://blog.goethe.de/ueberblog/uploads/Krause_klein.JPG" title="Das Krause Duo à MUTEK 2012. Photo: Eric Berthiaume" alt="Das Krause Duo à MUTEK 2012. Photo: Eric Berthiaume" /><br />
<br />
A leur avis, le sens de la musique se révèle dans un long déploiement. Des pièces de huit ou onze minutes sont monnaie courante pour le duo de Iéna. Leur agence indique d’ailleurs qu’ils souhaitent un minimum de trois ou quatre heures pour un set de DJ. «Lorsqu’on joue pendant trois heures, explique Stefan, c’est comme si l’on projette une sorte de film. On peut ainsi raconter une histoire. Le public peut ainsi s’habituer à la vitesse et à la force de la musique. Cela n’a rien à voir avec notre égo. Ce n’est qu’une question de contenu et de musique. Il y a tout simplement trop de belles musiques qui doivent être jouées.»<br />
<br />
Lors de la parution en 2007 de « Ruggi Zuggi »,  et ce dans un élan stylistique un peu exagéré nous confie Stefan, ils ont décrit leur musique comme « une ébauche de peinture sonore électroacoustique ». Quel genre de peinture ? « Cela donnerait un style très variable : abstrait, formel, etc. Cela découlerait des disques ou des chansons dont nous disposerions et de l’effet recherché, précise Wendelin. Le résultat de l’œuvre en dépend, tout comme les différentes couleurs disponibles déterminent le tableau final.» <br />
<br />
Ce mélange de couleurs prendra la forme d’un premier album à la fin de l’année. D’ici là, attendons cette œuvre avec leur dernière composition "Hell on Earth" issue d’une collaboration avec le légendaire chanteur house Ian Simmonds.<br />
<br />
<iframe width="550" height="413" src="http://www.youtube.com/embed/jPqY03BfuRE?rel=0" frameborder="0" allowfullscreen></iframe> 
            </div>
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        <author>
            <name>Eric Berthiaume</name>
                    </author>
    
        <issued>2012-05-31T09:59:11Z</issued>
        <created>2012-05-31T09:59:11Z</created>
        <modified>2012-06-03T18:32:57Z</modified>
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        <title mode="escaped" type="text/html">Le post-pop mélancolique du diable. Apparat expose sa vocalité à MUTEK</title>
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            <div xmlns="http://www.w3.org/1999/xhtml">
                Méconnaissable! Pour ceux qui n’avaient pas écouté le dernier album du berlinois <strong>Apparat</strong>, il y avait de quoi s’étonner hier lors de la première grande soirée de MUTEK intitulée «Synthimental Melodies». L’album « The Devil’s Walk », sorti en novembre 2011 et présenté avec le Apparat Band, témoigne d’un changement profond dans le travail de cet artiste connu depuis longtemps pour ses solides beats et ses riches compositions aux accents dramatiques. Terminé tout ça, du moins en partie, et plein cap sur le chant d'émotions et l’acoustique d’instruments propres à tout bon band post-rock versé dans une sorte de pop électronique au lyrisme sentimental. Émotion, quand tu nous tiens…<br />
<br />
<!-- s9ymdb:267 --><img class="serendipity_image_left" width="550" height="338"  src="http://blog.goethe.de/ueberblog/uploads/apparat.jpg"  alt="" /><br />
<br />
Dans une entrevue expliquant son dernier album réalisé en grande partie au Mexique, Sascha Ring a confié ne plus chercher à ce que son public danse. L’objectif poursuivi en studio était tout autre : beaucoup moins électronique, plus « humain » et davantage acoustique. Sur la scène, le Apparat Band ne ménage pas ses moyens pour maintenir cette visée. Entouré de musiciens qui semblent en avoir vu d’autres, Apparat se donne complètement dans son rôle de chanteur pleinement assumé. Plusieurs longs solos mélangeant synthétiseurs, percussions et guitares ont ponctué la performance, non sans créer un effet d’entraînement dans une foule réchauffée auparavant par le sompteux dark disco de DKMD et les beats soulevés par les synthétiseurs prenants de Blondes. <br />
<br />
On s’est aussi réjoui du tonus apporté à plusieurs chansons de l’album qui résonnent avec ce trop plein de sentiments presque gênant. La chanson inédite « I’ll kill you » donnait une impression plus musclée de cet Apparat nouveau, alors qu’on a greffé sur un autre morceau des accents et des sonorités dubstep bien sentis. Après un milieu ponctué par le morceau <em>ash black veil</em>, la grande finale pour le moins prévisible avec <em>Black Water</em>, cette autre pièce-phare de l’album, a mis fin à la représentation du chanteur; un habitué de MUTEK mais sous un tout autre costume musical.<br />
<br />
<iframe width="550" height="309" src="http://www.youtube.com/embed/Fv6sHgq6hFc?rel=0" frameborder="0" allowfullscreen></iframe><br />
<br />
<strong>Une transformation annoncée</strong><br />
Jusqu’à aujourd’hui, on a pu entendre la voix de l’artiste percer en partie les fabuleux beats issus de sa collaboration fructueuse avec Modeselektor (Moderat, 2008). L’album solo «Walls» sorti en 2007 sur la vigoureuse étiquette Shitkatapult marquait également une avancée dans le parcours du chanteur: sa voix émergeait dans un drôle de moitié-moitié annonciateur.  <br />
<br />
Le chant d’Apparat se retrouve d’abord fort et engagé sur des constructions chargées et pleines de ce spleen numérique propre à sa signature (<em>Hailing form the Edge</em>, <em>Holdon</em>).  Ensuite, la voix émerge dans des compositions plus douces, tendres et volant de cette harmonie conciliatrice repérable dans ce <em>pop</em> de qualité (<em>Birds</em>, <em>Head up</em>). Apparat a avoué dans une entrevue avoir détesté ce terme utilisé alors par les critiques pour qualifier l’album « Walls ». Maintenant, ce refus est bien oublié. « I don’t care now! », lance-t-il confiant. <br />
<br />
Avec «The Devil’s Walk», on s’évade, on fuit sur la voix bien maîtrisée d’un Apparat épris d’un romantisme parfois léger, parfois plus déchiré. Un premier album, un premier chant affiché sur des compositions musicales excellentes – c’est là, comme toujours, la grande force d’Apparat. La critique est divisée et on attendra d’écouter la suite; si suite il y a. <br />
<br />
<br />
<iframe width="550" height="309" src="http://www.youtube.com/embed/hyGvfncfcgg?rel=0" frameborder="0" allowfullscreen></iframe> 
            </div>
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        <link href="http://blog.goethe.de/ueberblog/index.php?/archives/150-Wir-gehen-picknicken!-UEber-le-Piknic-lectronik-a-Montreal.html" rel="alternate" title="Wir gehen picknicken! Über le Piknic Électronik à Montréal" type="text/html" />
        <author>
            <name>Eric Berthiaume</name>
                    </author>
    
        <issued>2012-05-21T07:16:22Z</issued>
        <created>2012-05-21T07:16:22Z</created>
        <modified>2012-05-29T11:00:50Z</modified>
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        <title mode="escaped" type="text/html">Wir gehen picknicken! Über le Piknic Électronik à Montréal</title>
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                Dimanche après-midi, le thermomètre indique 29 ºCelsius. La ville de Montréal surchauffe : au centre-ville sur fond de carrés rouges et de loi spéciale, au <a href="http://piknicelectronik.com/" target=blank><strong>Piknic Elektronik</strong></a> sur fond de musique électronique. À toutes les fins de semaines durant les trois prochains mois, chacun pourra relâcher la pression accumulée sous la statue d’Alexander Calder aux rythmes des meilleurs DJs dont quatre originaires de l’Allemagne : Wolf+Lamb, Thomas Schumacher, Hubble et Oliver$. L’été promet d’être chaud et Dieu merci peut-on encore se rassembler pour danser et exulter! <br />
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<!-- s9ymdb:266 --><img class="serendipity_image_left" width="550" height="348"  src="http://blog.goethe.de/ueberblog/uploads/Kickstart_2.JPG" title="Art Department, Piknic Elektronik 2012. Photo: Eric Berthiaume" alt="Art Department, Piknic Elektronik 2012. Photo: Eric Berthiaume" /><br />
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Hier, la foule a répondu avec vigueur au premier piknic de l’année et a littéralement envahi le site du Parc Jean-Drapeau. Cette réunion dominicale compte parmi ces habitudes urbaines bien enracinées. Dix ans maintenant que la faune bigarrée des piknic-niqueurs se rencontre pour profiter de la fraîcheur de l’endroit et de ces beats qui résonnent et rythment l’après-midi montréalais jusqu’au coucher du soleil. Driss Skali, Tone of Arc et Art Department ont eu l’honneur d’ouvrir les festivités de l’édition 2012 sur la grande scène. <br />
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<!-- s9ymdb:264 --><img class="serendipity_image_left" width="550" height="396"  src="http://blog.goethe.de/ueberblog/uploads/Toneofarc.JPG" title="Tone of Arc, Piknic Elektronik 2012. Photo: Eric Berthiaume" alt="Tone of Arc, Piknic Elektronik 2012. Photo: Eric Berthiaume" /><br />
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On a fait preuve d’une belle audace hier en invitant <strong>Tone of Arc</strong>. Ce musicien multi talentueux à la voix chaude et captivante a chanté quelques compositions suaves et riches en émotions sur un beat plus qu’accrocheur. Grâce à sa tendre expressivité, il a réussi à capter le cœur du public pourtant plus habitué à un 4/4 électronique bien tassé. Sa finale avec  l’interprétation savoureuse de la légendaire chanson « Goodbye Horses » de Q Lazzarus vibrera dans notre corps pour longtemps encore. <br />
<br />
<strong>Art Department</strong> a pris le relais et conclu cette première avec leur groove spécifique entièrement absorbé par la foule. Le duo de Toronto du label No.19 (nom inspiré par le 19e article de la Déclaration universelle des droits de l’homme : « Tout individu a droit à la liberté d'opinion et d'expression… ») a réussi à soulever les festivaliers enivrés et anonymes sous leur Ray-Ban à monture rouge, à large monture carrée (décidément la tendance estivale…) ou carrément en maillot de bain. La faune montréalaise en mode été, à son meilleur et débordante de joie!<br />
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<!-- s9ymdb:263 --><img class="serendipity_image_left" width="550" height="339"  src="http://blog.goethe.de/ueberblog/uploads/ArtDeptment.JPG" title="Art Department, Piknic Elektronik 2012" alt="Art Department, Piknic Elektronik 2012" /> <br />
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Bien entendu, quelques « Beatmacher » de l’Allemagne seront au rendez-vous.  Dans le cadre de <a href="http://www.mutek.org/fr" target=blank>MUTEK</a>, le prolifique duo <strong>Wolf+Lamb</strong> pikniquera le dimanche 3 juin. Le vétéran super star de la house et du trance <strong>Thomas Schumacher</strong> cassera la croûte le 1er septembre. Le berlinois <strong>Hubble</strong>, plus discret mais tout autant vétéran de la scène techno allemande, jouera le 1er juillet alors qu' <strong>Oliver$</strong>, cet incontournable de la house music Made in Germany, titillera les oreilles le 16 septembre prochain. Wir sehen uns auf der Tanzfläche!<br />
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<iframe width="550" height="403" src="http://www.youtube.com/embed/MV_Xr5rGR0Y?rel=0" frameborder="0" allowfullscreen></iframe> 
            </div>
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        <link href="http://blog.goethe.de/ueberblog/index.php?/archives/149-Le-travail-de-lapparence.-UEber-la-retrospective-Gerhard-Richter-Panorama-a-Berlin.html" rel="alternate" title="Le travail de l’apparence. Über la rétrospective &quot;Gerhard Richter: Panorama&quot; à Berlin" type="text/html" />
        <author>
            <name>Eric Berthiaume</name>
                    </author>
    
        <issued>2012-05-10T06:49:08Z</issued>
        <created>2012-05-10T06:49:08Z</created>
        <modified>2012-07-17T14:09:19Z</modified>
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        <title mode="escaped" type="text/html">Le travail de l’apparence. Über la rétrospective &quot;Gerhard Richter: Panorama&quot; à Berlin</title>
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            <div xmlns="http://www.w3.org/1999/xhtml">
                Samedi matin, onze heures. Déjà, de nombreux visiteurs patients et résolus contourne la magnifique Nationalgalerie de Berlin et attendent de voir la rétrospective consacrée au peintre Gerhard Richter. Une scène qui ne surprend plus personne dans la capitale allemande tellement l’exposition a attiré les amateurs d’art depuis son ouverture en février dernier : un succès monstre avec plus de 250 000 entrées ! Moment clé du calendrier culturel en Allemagne, cette rétrospective s’avère maintenant un événement social majeur. Âgé de 80 ans, l'artiste Gerhard Richter compte dorénavant parmi les grands maîtres de l’art allemand, admiré et vénéré en son pays. <br />
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<!-- s9ymdb:261 --><img class="serendipity_image_left" width="550" height="362"  src="http://blog.goethe.de/ueberblog/uploads/Panorama_550px.JPG" title="Gerhard Richter: Panorama" alt="Gerhard Richter: Panorama" />Organisée avec le Tate Museum de Londres et le Centre Pompidou de Paris, la rétrospective présente plus de 130 œuvres et cinq sculptures jusqu’à dimanche prochain, toutes choisies en étroite collaboration avec l’artiste. C’est la première fois que la Nationalgalerie voue son espace principal uniquement aux œuvres de Richter. Dans son contenu, cette rétrospective se rapproche inévitablement de celle organisée par le Museum of Modern Arts de New York en 2002. Les grands classiques du peintre s’y retrouvent : <em>Ema -Nu sur un escalier</em> (1966), <em>Betty</em> (1977) et <em>Deux chandelles</em> (1986). Évidemment, certaines œuvres figuratives ainsi que plusieurs grandes abstractions réalisées depuis trouvent leur place parmi d’autres réalisations moins connues comme la série d’acrylique sous verre <em>Aladin</em> (2010) ainsi que des sculptures de verre plus récentes. <br />
<br />
Avec en main la concise brochure de la rétrospective, le visiteur s’y retrouve aisément et progresse chronologiquement dans l’univers du maître, tous styles confondus. Richter ne se cloisonne pas à un style pendant une période donnée. Il voltige du figuratif à l’abstrait, du chromatisme géométrique au paysage et quelquefois à la sculpture de verre. Afin de respecter ce mouvement, les curateurs ont ordonné les œuvres selon leur réalisation plutôt que leur style. « Gerhard Richter peint le figuratif et l’abstrait en même temps, précise le directeur de la Nationalgalerie Udo Kittelmann. Ce ne sont pas des processus parallèles. Pour Richter, ces deux orientations stylistiques ont la même valeur. » Les grandes toiles abstraites côtoient ainsi les portraits, les vanités et les paysages si emblématiques de cet artiste né en 1932 et qui a grandi à Dresde en ex-RDA avant de fuir vers l’Allemagne de l’Ouest en 1961.<br />
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<iframe width="550" height="309" src="http://www.youtube.com/embed/_lKLG-8uPzQ?rel=0" frameborder="0" allowfullscreen></iframe><br />
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<strong>Estomper le réel</strong><br />
Après avoir mis en évidence les colossales peintures abstraites que forment <em>Cage </em>(2006) et l’étude chromatique imprimée en numérique <em>Strip</em> (2011) dès le début de l’exposition, ce sont les célèbres Foto-Bilder des années 60 qui occupent une place de choix. Avec raison d’ailleurs puisque que ces photos-peintures en noir et gris réalisées à partir de photographies ont marqué l’entrée du peintre dans l’arène du marché de l’art. <br />
<br />
Fidèle à son époque, Richter souhaitait alors échapper aux normes de la composition classique ainsi qu’à l’intervention de l’artiste dans l’agencement du sujet à peindre. Il a trouvé en la photographie, dans son objectivité, son vocabulaire plastique et ses critères de compositions, le medium et l’inspiration pour ses peintures. Ce qui explique peut-être son affirmation de préférer 100 photos d’amateur à un Cézanne… Révélatrices de son travail critique sur la perception de la réalité, l’image et l’apparence des objets, on retrouve les toiles <em>Famille</em> (1964), <em>Tigre</em> (1965) ou encore <em>Chaise</em> (1965) qui côtoient d’autres images quotidiennes ou d’actualité peintes et estompées pour donner ce tremblé pictural, caractéristique centrale de ces œuvres et signature célèbre du peintre.<br />
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<!-- s9ymdb:260 --><img class="serendipity_image_left" width="550" height="457"  src="http://blog.goethe.de/ueberblog/uploads/Familie-1964.jpg" title="Gehrard Richter, Famille, 1964" alt="Gehrard Richter, Famille, 1964" /><br />
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Aux cotés des <em>Graue Bilder</em>, ces tableaux peints uniquement de gris dans les années 70, des gigantesques toiles que forment <em>Nuages</em> (1970) ou encore de l’imposante présence des 196 petits tableaux de l’étude chromatique <em>4900 couleurs</em>, les curateurs marquent un excellent coup avec la présentation de cinq sculptures de verre exécutées à différentes époques par Richter. Ces oeuvres complexes et rarement réunies, dont l’essentiel <em>4 Panneaux de verre</em> (1967) et le fascinant <em>6 panneaux de verres sur un support</em> (2002/2011), permettent d’approfondir sur un autre médium les thématiques travaillées par l’artiste tout au long des 50 dernières années. <br />
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<!-- s9ymdb:259 --><img class="serendipity_image_left" width="550" height="550"  src="http://blog.goethe.de/ueberblog/uploads/6Glascheiben_2002.jpg" title="Gehrard Richter, 6 panneaux de verres sur un support, 2002/2011" alt="Gehrard Richter, 6 panneaux de verres sur un support, 2002/2011" /><br />
<br />
Petit bémol à cette rétrospective impeccable à tous les niveaux : on regrette que certaines parties de l’œuvre du peintre ait été ignorées comme ses dessins ou encore les photographies peinturées (übermalte Fotografien). Ces dernières, pourtant un volet significatif de l’œuvre de l'artiste, auraient complété avec brio la présentation de son travail voué à saisir, par le figuratif ou l'abstrait, une certaine image photographique de la réalité. « L’apparence, note l’artiste en 1989, est le thème de toute ma vie. » Cette rétrospective permet d’en saisir toute l’étendue.<br />
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<strong>Gerhard Richter Painting</strong><br />
Ce soir et demain à 19 h, le Goethe-Institut présente le fascinant documentaire <em>Gerhard Richter Painting</em> (2011) de Corinna Belz. Dans ce film, on accompagne le peintre dans l’intimité ordonnée et paisible de son atelier de Düsseldorf. Pinceau ou grattoir à la main, le Richter des monumentales peintures abstraites se dévoile ainsi que le processus par lequel des couches de peinture sont grattées et raclées avec force et persévérance, encore et encore jusqu’au point culminant : lorsque l’artiste décide que tout est esthétiquement juste… ou non. Pour quiconque souhaite véritablement approcher le travail du maître allemand, en plus de savourer le pigment de ses œuvres sur grand écran, ce film s’avère un incontournable.<br />
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<iframe width="550" height="309" src="http://www.youtube.com/embed/yF6EluMNR14?rel=0" frameborder="0" allowfullscreen></iframe><br />
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Site web de l’exposition <em><a href="http://www.gerhardrichterinberlin.org" target=blank>Gerhard Richter: Panorama</a></em><br />
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Site web de l'artiste <a href="http://www.gerhard-richter.com" target=blank>Gerhard Richter</a> 
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        </content>

        
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        <link href="http://blog.goethe.de/ueberblog/index.php?/archives/148-Un-opera-dionysiaque-au-FIFA.-Entretien-avec-Bettina-Ehrhardt-a-propos-de-Dionysos.html" rel="alternate" title="Un opéra dionysiaque au FIFA. Entretien avec Bettina Ehrhardt à propos de &quot;Dionysos&quot;" type="text/html" />
        <author>
            <name>Eric Berthiaume</name>
                    </author>
    
        <issued>2012-03-24T07:34:41Z</issued>
        <created>2012-03-24T07:34:41Z</created>
        <modified>2012-03-25T06:38:30Z</modified>
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        <title mode="escaped" type="text/html">Un opéra dionysiaque au FIFA. Entretien avec Bettina Ehrhardt à propos de &quot;Dionysos&quot;</title>
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                <a  class="serendipity_image_link" title="Photo: Ruth Waltz"  rel='lightbox' href='http://blog.goethe.de/ueberblog/uploads/Dionysos_550px.jpg'><!-- s9ymdb:258 --><img class="serendipity_image_left" width="300" height="180"  src="http://blog.goethe.de/ueberblog/uploads/Dionysos_300px.jpg" title="Photo: Ruth Waltz" alt="Photo: Ruth Waltz" /></a>Nietzsche disait que toute œuvre d’art résulte de la lutte féroce entre Apollon et Dionysos, les deux forces à l’œuvre dans toute création artistique.  Inspiré par le dernier écrit du philosophe, l’opéra <em>Dionysos - Scènes et Dithyrambes. Un opéra fantastique</em> du compositeur et librettiste allemand Wolfgang Rihm en est un bel exemple. Imaginez un instant le combat : un opéra reporté trois fois à cause des aléas de la création échelonnée sur plus de quinze ans… Puis soudain, vlan! En moins de six mois, Rihm termine son opéra et ouvre le Festival de Salzbourg de 2010 en grande première mondiale; consécration. Bacchus lui-même serait surpris de ce déroulement. <br />
<br />
Cet événement, la réalisatrice <strong>Bettina Ehrhardt</strong> l’a immortalisé. Elle est à Montréal pour présenter à la 30e édition du <a href="http://www.artfifa.com/" target=blank><strong>Festival international des films sur l’art</strong></a> (FIFA) le film en compétition officielle <em>Je suis ton labyrinthe ? - Wolfgang Rihm. Nietzsche. Dionysos</em>, qui plonge le spectateur dans le processus créatif de l’opéra entrecoupé d'une fiction insufflée par les derniers moments de la vie de Nietzsche. Par ailleurs, le Goethe-Institut projette la captation de deux heures de l’opéra que Ehrhardt a réalisée. Entretien en deux parties avec celle qui a observé, suivi et filmé l’éclosion dionysiaque de cet opéra couronné en Allemagne « Opéra de l’année  2010 ».<br />
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<iframe width="550" height="309" src="http://www.youtube.com/embed/A9lxfiE2lKA?rel=0" frameborder="0" allowfullscreen></iframe><br />
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<strong>Dionysos ou l’écriture d’un opéra fantastique </strong><br />
En raison des renvois à plus tard ainsi que des difficultés liées à la composition comme telle de l’opéra, Wolfgang Rihm vivait une sorte de crise avec le projet <em>Dionysos</em>. Toutefois, après quinze ans d’insuccès, tout se bouscula : un engagement fut pris en décembre 2009 avec le Festival de Salzbourg, Rihm fit tabula rasa de tout le travail accompli, recommença et termina en avril 2010 presque tout le livret. Quelques semaines plus tard débutèrent l’orchestration et les répétitions de l’opéra en vue d’une présentation au festival tenu en juillet. Ouf!<br />
<br />
Si l’écriture et la production de l’opéra Dionysos ne furent pas de tout repos, on peut en dire autant de la réalisation du documentaire et de la captation de l’opéra. « Ce fut une grande aventure! », avoue d’entrée de jeu Bettina Ehrhardt. Elle qui connaissait déjà le compositeur savait que ce dernier  travaillait sur un projet d’opéra depuis longtemps. La réalisatrice avait d’ailleurs déjà entrepris des démarches pour obtenir les droits de filmer l’opéra. « Un véritable combat, conclut-elle. Pour la télévision, la musique contemporaine n’est pas ce qui attire le plus de cote d’écoute. »<br />
<br />
Dès avril, Bettina Ehrhardt débute le tournage et les interviews. Wolfgang Rihm, qui n’avait pas complété le livret lui dit alors : « Comment voulez-vous que je parle de quelque chose que je n’ai pas encore terminé! » Qu’à cela ne tienne, la réalisatrice réussit malgré tout à suivre Rihm alors à Salzbourg, à filmer les répétitions et à interviewer les chanteurs Johann Martin Kränzle, Mojca Erdmann et Matthias Klink, le scénographe et enfant terrible de l’art contemporain allemand <a href="http://www.jonathanmeese.com/" target=blank>Jonathan Meese</a>, le metteur en scène Pierre Audi et le chef d’orchestre Ingo Metzmacher. « C’était de la passion pure et c’est ce que j’ai cherché à filmer.» <br />
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<a  class="serendipity_image_link" title="Photo: Ruth Waltz"  rel='lightbox' href='http://blog.goethe.de/ueberblog/uploads/Dionysos2_250px.jpg'><!-- s9ymdb:255 --><img class="serendipity_image_left" width="250" height="372"  src="http://blog.goethe.de/ueberblog/uploads/Dionysos2_250px.jpg" title="Photo: Ruth Waltz" alt="Photo: Ruth Waltz" /></a><strong>Le labyrinthe de Nietzsche</strong><br />
Le recueil<em> Dionysos-Dithyramben </em>(Dithyrmabes à Dionysos) de Nietzsche constitue le dernier travail qu’il a édité avant de perdre la raison en janvier 1889. C’est ce texte, écrit à la limite de l’effondrement, qui a fourni les mots et l’inspiration pour l’opéra de Rihm. Lorsque Bettina Ehrhardt aborde cet épisode malheureux, sa voix douce et calme se remplit de compassion. « Les poèmes que Nietzsche a écrits à Sils-Maria sont très, très touchant. C’est passionnant de voir comment Rihm a travaillé avec cette poésie qui se laisse interpréter de plusieurs façons. » Pour la réalisatrice, il importait de situer et présenter ces moments dans le documentaire à la fois parce que Rihm s’en est inspiré, mais aussi pour que le film ne soit pas confiné à l’opéra et aux rues de Salzbourg. « Cela n’aurait eu aucun sens »,  tranche-t-elle.<br />
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Tourné dans les montagnes de <a href="http://www.myswitzerland.com/fr/sils-maria-maloja-isola-sils-maria.html" target=blank>Sils-Maria</a> en Suisse, au lac Silvaplana et sur le rocher pyramidal près de Surlei, le film dévoile le décor fantasmagorique où Nietzsche eut plusieurs illuminations philosophiques. Des citations bouleversantes et évocatrices se superposent aux images splendides et bouclent ce portrait émouvant. « Sils-Maria était très important pour Nietzsche. J’ai cherché une manière d’en parler en insérant des poèmes ou des phrases écrites à cette époque. Avec ces citations, je pense que tout est dit », résume Bettina Ehrhardt. « Ces phrases extraordinaires traduisent l’état et la mentalité de Nietzsche. » Un bref silence, puis elle rajoute : « Une phrase me touche particulièrement lorsqu’il écrit : "Pendant un moment je baignais dans ma propre lumière et maintenant, c’est terminé." Ce pressentiment qu’il allait devenir malade est sidérant; cette intuition d’être en péril. » <br />
<br />
Ce documentaire situe de manière admirable tous les éléments utiles à lacompréhension de ce complexe opéra contemporain à la réalisation presque tragique. C’est d’ailleurs ce qui captive Bettina Ehrhardt, une réalisatrice avec plusieurs documentaires musicaux à son actif. « Je suis toujours fasciné par ces situations qui sont comme des points de cristallisation. Ces instants où dans une phrase ou un moment particulier se concentre une complexité de sens à la fois riche en signification et très claire. » Que les dionysies commencent!<br />
<br />
Site web: <a href="http://www.dionysos-der-film.com/" target=blank>Ich bin dein Labyrinth. Wolfgang Rihm.Nietzsche. Dionysos  - Ein film von Bettina Ehrhardt</a> (En allemand)<br />
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P.s. À suivre : un portrait de la réalisatrice Bettina Erhhardt.<br />
 
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            <name>Eric Berthiaume</name>
                    </author>
    
        <issued>2012-03-12T08:07:00Z</issued>
        <created>2012-03-12T08:07:00Z</created>
        <modified>2012-03-18T10:00:54Z</modified>
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        <title mode="escaped" type="text/html">L'inspiration originale de Lyonel Feininger. Interview avec l'historien de l'art Ulrich Luckhardt  </title>
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                <!-- s9ymdb:247 --><img class="serendipity_image_left" width="250" height="325"  src="http://blog.goethe.de/ueberblog/uploads/Carnaval.jpg" title="Le grand carnavail de Lyonel Feininger au MBAM" alt="Le grand carnavail de Lyonel Feininger au MBAM" /><strong>Lyonel Feininger</strong> (1871-1956), un artiste aux talents multiples : dessinateur, peintre, photographe et musicien. La rétrospective, la première en Amérique du Nord depuis 50 ans, que lui consacre le <a href="http://www.mbam.qc.ca" target=blank>Musée des beaux-arts de Montréal</a> jusqu’au 13 mai le prouve bien. Elle permet de parcourir l’œuvre impressionnante de cet artiste, né aux Etats-Unis de parents allemands, tous deux musiciens. D’ailleurs, la musique a occupé une place centrale dans la construction de l’univers artistique, du grand carnaval de Feininger. À ce sujet, <em>Une fugue au Musée</em>, l’événement musical de l’exposition élaboré par la <a href="http://www.mbam.qc.ca/fr/activites/fam.html" target=blank>Fondation Arte Musica</a>, proposa la semaine dernière un captivant programme autour de celui qui a fortement inspiré l’artiste : Johannn Sebastian Bach. Après tout que serait un carnaval sans musique ! <br />
<!--Le nom « Lyonel Feininger » est en quelque sorte celui d’un musicien qui se transforma en peintre. À 16 ans, le jeune Feininger émigra en Allemagne pour y étudier la musique. Une fois le pied à terre, il se ravisa et entreprit plutôt des études en beaux-arts. Il faut dire que la musique était un choix imposé par son père et que l’adolescent Feininger, bien que talentueux et plein d’esprit musical, était constamment en train de dessiner. Alors, imaginons ce que pensa ce dernier une fois arrivé à Hambourg, avec ses cahiers bourrés de dessins et éloigné de son père… Malgré cette réorientation, sa passion pour la musique ne s’est nullement éteinte. Au contraire, celle-ci l’a accompagné tout au long de sa carrière de peintre. --><br />
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D’abord connu par ses caricatures et ses dessins publiés dans de nombreux magazines américains et allemands, Feininger s’est par la suite démarqué en peinture. Il a traversé les mouvements artistiques du début du XXe siècle et s’est imposé aux côtés d’autres grands artistes, comme Matisse et Klee. Bien qu’il ait pratiqué d'autres formes d'art, la peinture demeura son medium d’expression et de recherche formelle par excellence. Si les fugues de Bach ont été pour Feininger une indéniable source d’inspiration pour ses compositions, à la fois picturale et musicale, il faut cependant préciser que ce n’est pas la seule source à laquelle a puisé ce peintre aux nationalités américaine et allemande.<br />
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<!-- s9ymdb:250 --><img class="serendipity_image_left" width="250" height="314"  src="http://blog.goethe.de/ueberblog/uploads/UlrichLuckhardt_Small_350px.JPG" title="Ulrich Luckhardt. Foto: Eric Berthiaume" alt="Ulrich Luckhardt. Foto: Eric Berthiaume" />Pour <strong>Ulrich Luckhardt</strong>, directeur de la galerie des classiques modernes au Hamburger Kunsthalle en Allemagne et spécialiste reconnu de l’oeuvre de Feininger, la musique n’est pas tout pour Feininger. Court entretien avec celui qui présente une approche différente de l’œuvre de Feininger et un élément important, voire l’élément fondamental à l’origine de l’autonomie esthétique du peintre-musicien Lyonel Feininger.<br />
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<em>Vous avez beaucoup écrit sur Feininger. Pour quelles raisons vous êtes-vous intéressé à cet artiste ?</em><br />
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Après la Deuxième Guerre mondiale, Feininger était très populaire à titre d’artiste moderne „tempéré“. Son oeuvre avait été condamnée par les Nazis comme „dégénérée“ et pour la jeune génération de l’époque, des soldats ou des prisonniers de guerre qui rentraient alors en Allemagne, l’art moderne était quelque chose de complètement nouveau. Comme les motifs des oeuvres de Feininger étaient reconnaissables et que ses compositions n’étaient jamais dénuées d’objet, ses tableaux ont rapidement été reproduits en grande quantité sous forme de gravures, de calendriers et de cartes postales. J’ai grandi dans ce genre de famille, où les reproductions des tableaux de Feininger étaient simplement toujours présentes.<br />
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Je me suis intéressé à l’art de Feininger pendant mes études lorsque j’ai découvert qu’il existait un „Feininger avant Feininger“, c’est-à-dire le caricaturiste.<br />
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<em>Il s’agit de la première rétrospective de l’oeuvre de Feininger en Amérique du Nord depuis 50 ans. Comment expliquer cette longue attente ?</em><br />
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Aux yeux du public américain, Feininger était un peintre allemand. Le goût artistique nord-américain est aussi très francophile. L’art allemand a toujours éprouvé quelques difficultés aux États-Unis (à l’exception de l’art contemporain). Le Whitney Museum of American Art a récemment redécouvert le citoyen américain Feininger en tant qu’artiste.<br />
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<em>Feininger est né en Amérique et il y est resté jusqu’à l’âge de 16 ans avant de quitter pour l’Allemagne. Il est resté attaché à l’Amérique tout en développant une appartenance à l’Allemagne. Comment décririez-vous cette double identité culturelle de Feininger ?</em><br />
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Feininger était citoyen américain, mais ce sur quoi toute son oeuvre repose provient de l’Allemagne et de la France. Il parlait couramment les trois langues. Son identité ne se laisse certainement pas réduire à une seule nationalité.<br />
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<div class="serendipity_imageComment_left" style="width: 270px"><div class="serendipity_imageComment_img"><a  class="serendipity_image_link" title="© Succession Lyonel Feininger/ SODRAC (2012)"  rel='lightbox' href='http://blog.goethe.de/ueberblog/uploads/Emeute_550px.jpg'><!-- s9ymdb:251 --><img class="serendipity_image_left" width="270" height="297"  src="http://blog.goethe.de/ueberblog/uploads/Emeute_300px.jpg" title="© Succession Lyonel Feininger/ SODRAC (2012)" alt="© Succession Lyonel Feininger/ SODRAC (2012)" /></a></div><div class="serendipity_imageComment_txt">Lyonel Feininger<br />
Émeute<br />
1910<br />
Huile sur toile<br />
104,4 x 95,4 cm<br />
The Museum of Modern Art, New York ;<br />
gift of Julia Feininger 257.1964<br />
© Succession Lyonel Feininger/<br />
SODRAC (2012)</div></div><strong>À l’origine, la littérature</strong><br />
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<em>Selon vous, le tableau « Émeute » est un point tournant dans l’œuvre de Feininger. Pourquoi?</em><br />
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« Émeute » est un exemple qui montre comment la composition et le contenu des premières oeuvres de Feininger renvoient à la littérature, dans ce cas-ci à la littérature française du 19e siècle. « Émeute » n’est pas l’illustration d’un modèle littéraire, mais bien une proposition artistique à part entière.  Ainsi, pour la première fois dans son oeuvre, Feininger a trouvé des contenus autonomes.<br />
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<em>Outre dans ses illustrations, le nom de Feininger n’est pas du tout associé à une oeuvre qu’on pourrait qualifier de «sociale», comme celle de certains peintres de la <em>Neue Sachlichkeit</em> (Nouvelle objectivité). Est-ce un aspect de son oeuvre sur lequel on n’a pas assez insisté? </em><br />
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Je ne crois pas qu’il s’agisse pour Feininger de créer des contenus à caractère „sociaux“. Bien entendu, ces contenus sont fondamentaux pour cette littérature française du 19e siècle. Toutefois, dans la composition des tableaux de Feininger, ils demeurent sans importance.<br />
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<em>Justement, comment expliqueriez-vous la relation, ou plutôt l’absence de relation chez Feininger avec la <em>Neue Sachlichkeit</em>? </em><br />
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Le mouvement de la „Nouvelle objectivité“ s’est toujours orienté sur la réalité sociale et l’a représentée. Pour Feininger, l’origine se trouve dans la littérature en tant qu’art et non en tant que réalité.<br />
<em><br />
Ce positionnement de Feininger serait-il attribuable à sa spiritualité, à sa vision du monde (<em>Weltanschauung</em>)?</em><br />
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Je ne crois pas que Feininger ait eu une vision du monde. Avec „Émeute“ et d’autres oeuvres similaires, un monde artistique singulier s’est élaboré et ce dernier est demeuré longtemps caché jusqu’à ce que lien avec la littérature puisse être établi. Cela n’a rien à voir avec une spiritualité.<br />
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<em>D'après vous, quelle est la quête ultime de l’artiste Feininger, depuis les caricatures jusqu’aux photographies et œuvres musicales?</em><br />
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Quelle est la dernière quête d’un artiste? Vraisemblablement le traitement artistique d’un instant respectif.<br />
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