Je vous entends déjà dire: «Cette chaise n’a absolument rien d’allemand ! Le design peut-être, voire même les couleurs vives, par contre cette forme déformée n’a rien à voir.» Vous avez absolument raison. Cette chaise réalisée en 2007 par l’artiste français Julien Berthier n’a effectivement rien d’allemand. Ni celle qui inspira son projet artistique, soit la chaise conçue par l’architecte et designer néerlandais Gerrit Rietveld en 1918 (Red and Blue Chair). Et bien alors, qu’est-ce tout ça fait là, sur le Überblog ? C’est une erreur : à tort ais-je cru que ce projet fut à l’origine inspiré d’une chaise élaborée par un designer proche du mouvement allemand Bauhaus… Vaut mieux en rire. En fait, elle est plutôt rattachée au mouvement artistique néerlandais du début du XXe De Stijl dont le membre le plus connu est sans doute le peintre Piet Mondrian. Cela dit, l’erreur était trop belle et je n’ai pu m’empêcher de vous la partager même si le contenu allemand fait défaut; voilà.
En plein été, chaleur et humidité transformant notre vie urbaine en véritable combat pour la fraîcheur, la mollesse et le caractère fondant de cette chaise m’apparurent comme une belle occasion. La chaise «Left-handed Rietveld Chair» de Berthier a tout de l’été urbain accablant et en général de ce XXIe siècle de réchauffement climatique et des mouvements au ralenti (slow food, slow design, slow city, etc.), tous loin de la rigide et froide modernité. L’histoire de sa création est par contre plus rafraîchissante. L’artiste est droitier, mais s’engage à dessiner la chaise Rouge et bleue avec sa main gauche, d’en construire un prototype et de commander à un menuiser la production de cinq exemplaires. Résultat : un dessin tremblant et une chaise en bois à la structure proche du plastique fondu comme celle d’une vieille vidéocassette laissée dans l’auto en pleine canicule… (souvenir d’enfance). Tout cela n’a rien d’allemand, mais c’est vivifiant non ? Comme la deuxième moitié d’une crème glacée molle vanille-chocolat, toujours un peu plus fondue que la première moitié…









Pour ceux et celles qui s'intéressent à la question de l'intégration des immigrants dans leur société d'accueil, l'article paru dans l'hebdomadaire 